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L'affaire Benalla : "une énorme machination", selon Vincent Crase

Vincent Crase, l'ancien gendarme, accusé d'avoir frappé des manifestants le 1er mai dernier, à Paris, assure à "Charlie Hebdo" que l'affaire Benalla est une "machination" montée pour atteindre Emmanuel Macron.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
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L'affaire Benalla : "une énorme machination", selon Vincent Crase Crédit Image : Vincent Crase | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Begot et Arièle Bonte

C'est la première fois qu'il parle dans la presse. Charlie Hebdo a rencontré l'autre homme-clé de l'affaire Benalla : Vincent Crase, l'ancien gendarme employé au siège de la République en Marche, accusé lui aussi d'avoir frappé des manifestants le 1er mai dernier, à Paris.

"Oui, j'ai fait une immense connerie (...). Oui, mille fois oui. Jamais je n'aurais dû arborer un brassard de police et encore moins une arme", dit-il avant d'ajouter : "mais tout cela n'est qu'une énorme machination, un piège". 

Peu de temps après les faits, en mai lors d'un pot entre collègues d'En Marche, un important ministre est en effet venu les trouver lui et Alexandre Benella, assure Vincent Crase à Charlie Hebdo. Il refuse de donner son nom mais assure que ce dernier aurait dit aux deux hommes : "Tranquillisez-vous, l'affaire de la Contrescarpe ne sortira jamais".

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Une affaire pour "atteindre Emmanuel Macron"

Selon Vincent Crase, les deux hommes auraient alors été "victimes d'un règlement de compte entre policiers et gendarmes qui étaient d'une jalousie inouïe à l'encontre d'Alexandre Benalla. Ils ne supportaient pas qu'un gamin de 26 ans puisse diriger le service de sécurité de l'Élysée comme s'il en était le patron. Certains d'entre eux en ont profité pour faire fuiter les faits à travers la presse. À travers nous, c'est Emmanuel Macron qu'ils voulaient atteindre". 

Selon Vincent Crase, ce n'est pas un hasard si tout cela est sorti un 18 juillet. C'était, dit-il "le point culminant de l'État de grâce du Président, juste après la victoire de l'équipe de France au Mondial de football. À l'époque, tous les leaders de la planète sont d'accord pour dire que le Président est le chef de fil de l'Europe. Le bon timing pour le dézinguer". 

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2019-01-30 10:25:38
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