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2 min de lecture
Laurie-Anne est atteinte du syndrome Gilles de la Tourette. Au micro de Faustine Bollaert, elle raconte son quotidien et explique comment aujourd'hui, elle réussit à le contrôler
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"Même si j'accepte mon syndrome, il y a des moments où vous avez quand même honte", assure Laurie-Anne lorsqu'elle parle de sa maladie neurologique. Cette différence, avec laquelle elle a appris à vivre, l'a longtemps empêché d'avoir une vie sociale classique. La mère de famille se souvient notamment du harcèlement qu'elle subissait à l'école : "On se moquait de moi, j'étais toute seule, on m'enfermait dans les toilettes", se rappelle-t-elle. Celle qui n'était alors qu'une jeune fille a même subi des actes de violence à répétition : "Au collège, il y a une fille qui m'a dit 'pour tous les gros mots que tu vas dire, tu vas prendre une baffe' (...) Je m'en suis prise jusqu'au soir".
Diagnostiquée à 17 ans, Laurie-Anne passe toute son enfance incomprise par ses proches, y compris par ses parents qui prennent ses tics pour de l'irrespect : "Mes parents me punissaient, j'avais parfois des gifles. Quand vous dîtes 'salopard' à votre père à 10 ans, ce n'est pas normal. Je n'en parlais pas parce que j'avais honte et je ne savais pas ce que c'était", se souvient-elle.
Toutes les personnes atteintes du syndrome Gilles de la Tourette ne souffrent pas des mêmes symptômes. Dans le cas de Laurie-Anne, les tics sont multiples : "Ça peut être des petits bruits. J'ai aussi des tics physiques, beaucoup avec mon cou (...) Quand je dois parler pendant 10-15 minutes, je vais beaucoup renifler. Je louche, je cligne des yeux", énumère-t-elle. La maman prononce aussi des vulgarités qu'il lui arrive même de chantonner : "J'ai beaucoup le tic 'petite bi**' (...) Quand parfois, je dis 'Merci, gros con' au serveur, ça fait rire tout le monde", relativise-t-elle.
Il y a des moments difficiles, mais on peut vivre avec, on peut en rire
Laurie-Anne, atteinte du syndrome Gilles de la Tourette, à propos de sa maladie
Pour expliquer ce syndrome, Laurie-Anne a décidé de prendre régulièrement la parole sur les réseaux sociaux avec son compte Lolotouretteetc. Elle avoue cependant que ses interventions la fatiguent énormément : "Je peux retenir mes tics (...) Mais ça me demande une énergie incroyable. C’est d'ailleurs pour ça que ce soir, je vais être lessivée", confie-t-elle à Faustine Bollaert en rigolant.
Malgré les lourds efforts que lui demandent ses interviews, la mère de famille est heureuse de communiquer et de pouvoir échanger par la suite avec des parents dont les enfants sont atteints de Gilles de la Tourette. Tout en restant réaliste sur les difficultés du quotidien, Laurie-Anne rappelle l'importance d'aller quand même de l'avant, en toutes circonstances : "Il y a des moments difficiles, mais on peut vivre avec, on peut en rire. J'essaie d'en rigoler tous les jours", conclut-elle.
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