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Islamisme : un rapport sénatorial s'inquiète de la "radicalisation"

Interdire des prédicateurs et discours séparatistes, mieux surveiller certaines écoles, associations ou clubs et sensibiliser les élus et éducateurs: un rapport sénatorial publié jeudi 9 juillet propose une quarantaine de mesures pour juguler une "radicalisation islamiste" qu'il juge de plus en plus menaçante.

Étoile et croissant, symbole de l'islam
Étoile et croissant, symbole de l'islam Crédit : BAY ISMOYO / AFP
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Sarah Rozenbaum et AFP

"La radicalisation islamiste" est "une réalité" aujourd'hui dans un nombre croissant de quartiers, souligne un rapport sénatorial, fruit de près de 70 entretiens menés par des sénateurs auprès de chercheurs, militants associatifs, acteurs institutionnels et responsables politiques dans le cadre d'une commission d'enquête créée en novembre 2019 à l'initiative du groupe Les Républicains.

Les "tenants de l'islamisme tentent aujourd'hui de prendre le contrôle de l'islam en France" pour "instaurer le 'califat', c'est-à-dire le règne de Dieu sur terre", et nourrissent dans certaines villes un "séparatisme" dangereux qui veut remettre "en cause les valeurs de la République", souligne le rapport.

Parmi les groupes ciblés par le rapport figurent les jihadistes mais la commission vise  également des mouvements musulmans rigoristes qui se disent non violents, notamment les salafistes ou les Frères musulmans, en précisant qu'ils n'ont pas souhaité témoigner pour répondre à ces accusations.

Le rapport souhaite une meilleure formation des élus locaux

La commission vise particulièrement le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) ou les Musulmans de France (ex-UOIF), réputés "proche des Frères musulmans". Une accusation récusée par la direction du CCIF, dit n'avoir "aucun lien" avec ces derniers ou "l'islam politique", et assure travailler juste à "recenser les violences et les discriminations que vivent les musulmans dans notre pays".

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La commission, qui se dit "très réservée" sur les tentatives de l'État d'organiser l'islam de France, prône le rétablissement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).  Elle plaide également pour un renforcement du maillage étatique pour mieux détecter les comportements ou discours "déviants" et une meilleure formation des élus et fonctionnaires locaux.

Elle réclame de rendre plus facile la fermeture des lieux ou associations diffusant des discours discriminatoires, haineux ou violents ainsi que le non renouvellement des conventions signées avec des pays étrangers pour la formation des imams destinés à prêcher en France. Sont aussi préconisés plus de contrôles sur les écoles hors-contrats et sur ceux qui encadrent les jeunes en général.

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