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Haute-Loire : ils ont changé de vie pour distiller leur propre whisky

REPORTAGE - Marion et Bérenger Mayoux se sont lancés il y a quelques années dans la production de whisky et, dès les premières bouteilles, ont rencontré un franc succès.

Marion et Berenger Mayoux dans leur distillerie des Bughes
Marion et Berenger Mayoux dans leur distillerie des Bughes
Crédit : Frédéric Perruche/RTL
Haute-Loire : ils ont changé de vie pour distiller leur propre whisky
04:10
Frédéric Perruche
Journaliste

Dans un village de Haute-Loire, Marion et Bérenger Mayoux ont tout abandonné pour devenir producteurs de whisky fait maison, une première dans le département. La distillerie des Bughes est située à Solignac-sur-Loire, dans un hangar de fortune, près de la gare désaffectée. 

Dans une immense cuve, Marion surveille le brassage en cours, le mélange de l'eau chauffée et de l'orge de malt. "On casse le grain et on le brasse dans l'eau chaude. Pour 200 kg de malt, ça va nous donner un brassin de 600 à 700 litres. C'est comme une bière que l'on va distiller ensuite". 

Les 8 alambics de 300 litres, sortes de gros oignons en cuivre forgés à la main, vont continuer le travail. Ils permettent de distiller le tout à deux reprises pour obtenir un alcool blanc très pur à 72 degrés et déjà très savoureux. 

Marion et Berenger Mayoux dans leur distillerie des Bughes
Marion et Berenger Mayoux dans leur distillerie des Bughes
Crédit : Frédéric Perruche

"Cette sensation de chaleur en bouche est très agréable, se réjouit Bérenger. On a le palais embaumé par les goûts d'alcool avec une première longueur en bouche". Il faudra ensuite laisser vieillir l'alcool dans des fûts en bois pendant au moins trois ans
Les 1.200 premières bouteilles mises sur le marché début novembre se sont arrachées. Vincent Legrand, caviste, a parié sur le jeune couple il y a de longues années et ne regrette pas. "Bérenger fait du whisky comme on fait des grands vins français", explique-t-il.

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L'aventure a commencé dans son garage, pour le plaisir, il y a une quinzaine d'années. "D'abord un alambic, puis trois, c'était vraiment très artisanal, explique-t-il. L'objectif était d'essayer quelque chose de nouveau, de nouvelles essences de bois, de nouvelles façons de distiller... Le maître-mot, c'est 'essayer' ".

"Aujourd'hui, je distille et c'est un métier passionnant"

Cette passion dévorante l'a poussé à changer de vie, de métier, tout comme Marion, cadre dans la maroquinerie de luxe. "Aujourd'hui, je distille et c'est un métier passionnant. On se renouvelle sans arrêt et c'est très plaisant. Quand on a rempli la première bouteille, on était ému".

Cette année, 1.500 bouteilles vont être commercialisées, 6.000 l'an prochain. L'entreprise va déménager pour s'agrandir et ouvrir une petite boutique de vente et de dégustation. 

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