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Harcèlement de rue : "Umay", l'application qui veut protéger les femmes victimes

Jeudi 10 février, les fondateurs de l'application "Umay" ont signé un partenariat avec le ministère de l'Intérieur et Monoprix. Le but est d'augmenter le nombres d'endroits "sécurisés" dédiés aux personnes harcelées dans la rue.

Du harcèlement de rue (illustration)
Du harcèlement de rue (illustration)
Crédit : JackF / GETTY
micro generique
Benoît Leroy

Main dans la main, pour lutter contre le harcèlement de rue. Jeudi 10 février, Marlène Schiappa a signé une convention avec l'application "Umay" (anciennement "Garde ton corps") et le groupe de supermarchés Monoprix. 

Alors que l'outil mobile rassemblait environ 1.000 établissements jusqu'ici, l'ensemble des commissariats de police et brigades de gendarmerie seront référencés comme "lieux sécurisés". Même chose pour l'ensemble des magasins du groupe Monoprix. "C'était important pour nous de renvoyer vers ces lieux de sécurité", explique François Morival, cofondateur de l'application, joint par RTL.fr. "Cela nous permettra d'avoir un véritable maillage territorial, et dans les zones rurales. Au total, 6.000 établissements seront labellisés sur Umay d'ici à l'été prochain", poursuit-il.

Lancée en 2018, l'application avait été le fruit d'une mauvaise expérience vécue par sa fondatrice Pauline Vanderquand. "Harcelée dans la rue, elle s'était vue refusé l'accès à un bar pour se protéger. Le lendemain, elle se demandait dans quels lieux se rendre pour être rassurée", explique son associé.

En quelques clics, Umay permet à une femme ou à un homme de faire un signalement sur la plateforme. Et ce, pour plusieurs types de faits : sentiment d'insécurité, harcèlement de rue, agression, violence conjugale ou agression sexuelle. "Environ 1.000 signalements ont été reçus depuis l'été dernier", affirme François Morival.

Seulement 5% des femmes portent plaintes

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Dans les magasins participants, les équipes de ventes devraient être formées pour "avoir les bonnes réactions en cas de signalements, et ainsi devenir des safes places (lieux sécurisés, en anglais), précise le cofondateur. Pour l'heure, aucune autre enseigne de grande distribution n'est partenaire de l'application. Néanmoins, "des discussions sont en cours", explique-t-il. Même chose pour les transports, un lieu où le harcèlement sexiste est d'autant plus important.

Selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur, près de 5.000 contraventions pour "outrage sexiste" ont été dressées depuis l'arrivée du dispositif en 2018. Une réponse largement en dessous de la réalité. En moyenne, selon le ministère, "seules 2 % des victimes d'injures sexistes et 5 % des victimes d'injures anti-LGBT portent plainte".

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