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Guillaume Roquette : "L’islam radical est porteur d’antisémitisme"

BILLET - Guillaume Roquette estime que l’islam radical est porteur d’un antisémitisme qui peut parfois devenir violent, mais appelle à ne pas faire l'amalgame : trois quarts des musulmans ne partagent pas cette haine des juifs.

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Guillaume Roquette : "L'islam radical est porteur d'antisémitisme" Crédit Image : MARTIN BUREAU / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Guillaume Roquette et La rédaction numérique de RTL

Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, une retraitée de religion juive, Sarah Halimi, est attaquée dans un HLM de l'Est de Paris par un de ses voisins qui la roue de coups puis la tue en la défenestrant.

L’homme, un Franco-malien de 27 ans, est vite arrêté puis interné, les experts estimant qu’il était pris d’une "bouffée délirante aiguë" au moment du meurtre. Mais voilà, Kobili Traoré, c’est son nom, s’est acharné sur sa victime en criant "Allahu akbar" à une dizaine de reprises. Après sa mort, il s’est réjoui d’avoir tué le "sheitan", le démon en arabe. Et dès lors la question s’est posée : l’assassinat de Sarah Halimi était-il un fait divers ou un acte antisémite ?

La Justice a mis du temps à répondre à cette question, puisque le juge d’instruction n’a reconnu que cette semaine le caractère antisémite de ce crime, soit près d’un an après les faits. A tel point que 17 intellectuels, dont Elisabeth Badiner, Michel Onfray ou Alain Finkielkraut, avaient publié une tribune dans Le Figaro, en juin dernier, pour parler de "déni de réel". Car Kobili Traoré fréquentait une mosquée islamiste, et n’avait aucun passé psychiatrique, ce qui infirmait la thèse de la démence.

Attention à ne pas généraliser

Le déni de réel, c’est la difficulté de la société française à reconnaître l’existence d’une haine des juifs dans l’islam radical, qui s’est largement substituée à l’antisémitisme d’extrême droite. Pendant plusieurs mois, ni les médias ni les responsables politiques n’ont parlé de l’affaire Sarah Halimi. C’est Emmanuel Macron le premier qui a brisé le mur de l’indifférence en demandant que toute la clarté soit faite.

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Alors, sans doute est-il plus facile, ou plus rassurant, de qualifier de déséquilibrés ou de loups solitaires ceux qui attaquent des Français juifs. Et il ne faut pas entretenir les amalgames. Mais on ne peut pas nier non plus que l’islam radical est porteur d’un antisémitisme qui peut parfois devenir violent, voire meurtrier.

Le danger est quand même de stigmatiser les musulmans. En se basant sur un vaste sondage, une enquête de l’Institut Montaigne sur l’islam de France estime que l’antisémitisme est un marqueur d’appartenance pour un quart des musulmans. Cela veut dire qu’il ne l’est pas pour les trois quarts d’entre eux. Donc pas de généralisation. Reste que le phénomène existe, que dans un certain nombre de banlieues, en Seine-Saint-Denis en particulier, les juifs subissent une pression si forte qu’ils sont obligés de partir. Si l’on veut que les choses changent, il faut commencer par regarder la réalité en face.

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