1 min de lecture Guadeloupe

Guadeloupe : plus de 250 espèces de la flore menacées à cause de la déforestation

En Guadeloupe, plus de 250 espèces de la flore sont menacées notamment à cause de la déforestation, selon de nouveaux résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France.

La déforestation de la forêt amazonienne à Altamira, Brésil, 2019 (illustration)
La déforestation de la forêt amazonienne à Altamira, Brésil, 2019 (illustration) Crédit : Joao LAET / AFP
Louis Rigaudière et AFP

Un drame environnemental aux conséquences lourdes. En Guadeloupe, plus de 250 espèces de la flore sont menacées. Selon de nouveaux résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France, la déforestation provoque la disparition d'arbres tels que le majestueux Courbaril, l'endémique palmier Glouglou ou encore le Gaïac aux fleurs bleues.

"Au total, au moins 5 espèces ont déjà disparu, 256 sont menacées et 110 autres sont quasi menacées", détaille jeudi 21 novembre un communiqué conjoint du Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), à l'origine de cette enquête sur la flore vasculaire indigène (les arbres, les fougères, les orchidées et d'autres plantes à fleurs..).

La Guadeloupe présente un patrimoine naturel extrêmement riche mais fait face à un taux de déforestation particulièrement élevé, le plus fort de tout l'outre-mer, soulignent les institutions pour qui "la destruction, la dégradation et la fragmentation des milieux naturels constituent les principales menaces affectant les espèces végétales".

De multiples menaces

Le Courbaril, un arbre trouvé surtout en Basse-Terre, est classé "vulnérable"; le palmier Dendé ou Glouglou et la fougère arborescente Cyathea "en danger critique". Tous sous l'effet du développement urbain et agricole. D'autres espèces font l'objet d'une "exploitation ciblée pour leurs propriétés ornementales ou médicinales ou pour leur bois" comme le Gaïac, un petit arbre résineux, classé "en danger".

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Elles sont aussi menacées par les bovins et les caprins domestiques laissés en liberté. C'est notamment le cas du beau cactus Tête à l'Anglais, classé "en danger critique". En tout, 15% la flore vasculaire indigène est menacée. "Afin de ne pas voir disparaître des espèces remarquables, un renforcement des protections et le déploiement d'actions ciblées apparaissent essentiels", écrivent les auteurs de l'enquête.

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