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Grand Paris Express : Steffie, le premier tunnelier, est arrivé à Champigny

Le premier engin qui va creuser les tunnels du Grand Paris Express a été baptisé sous le sol francilien, à Champigny-sur-Marne, samedi 3 février.

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3 minutes pour comprendre du 04 février 2018 Crédit Image : FRANCOIS GUILLOT / AFP | Crédit Média : La rédaction de RTL | Durée : | Date : La page de l'émission

C'est le chantier du siècle. Le Grand Paris Express sera réalisé dans son intégralité, a confirmé cette semaine le Premier ministre. Il consiste en quatre nouvelles lignes de métro dans la banlieue parisienne, lesquelles entoureront la capitale : 170 kilomètres de galeries à creuser... Le premier tunnelier est arrivé ce samedi 3 février à Champigny-sur-Marne. Il se trouve actuellement au fond d'un puits  - ou plus exactement d'une fosse rectangulaire de 47 mètres de long, à 20 mètres sous le niveau de la terre.

Le tunnelier a été descendu au fond de ce trou en pièces détachées, et remonté sur place, prêt à attaquer la paroi devant lui. Pour commencer à creuser et rentrer dans les entrailles de la terre. Imaginez une fusée Ariane, mais couchée, un tube de quelque 106 mètres de long et 10 mètres de diamètre, c'est à dire la hauteur de 6 hommes. 

"C'est une sorte d'usine qui va rentrer sous terre, avec ce qu'on appelle une roue de coupe, qui creuse la terre (...) et derrière, des machines qui permettent de retirer les terres qui sont excavées", explique le président de la Société du Grand Paris, Philippe Yvin. Une trentaine de tunneliers de la sorte perceront le Grand Paris Express. Ils sont faits en Allemagne, sur mesure, en fonction du tracé, de la topographie et de la géologie du tronçon à creuser et ne servent qu'une fois : ils sont démontés et envoyés à la casse leur mission terminée. 

Un baptême en présence de Steffie, marraine du tunnelier

Le tout premier va donc entrer en action à Champigny, dans le Val-de-Marne, pour creuser la ligne 15 qui reliera Boulogne-Billancourt à Noisy-le-Grand par la banlieue sud. Ce tunnelier a un nom, ou plus exactement un prénom féminin comme pour les tempêtes. C'est la tradition sur les chantiers et celui-ci a été baptisé Steffie. Il s'agit du prénom de la marraine qui a été choisie, l'une des rares ouvrières du chantier, qui pilote une foreuse. Le baptême a eu lieu à Champigny samedi 3 février et Steffie était bien sûr présente. 

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Le tunnelier Steffie va bientôt se mettre au travail, mais il s'agit d'une tortue... Le creusement se fait quasiment centimètre par centimètre, et le tunnelier avance dans les entrailles de la terre d'une douzaine de mètres par jour. Pour l'heure les sols sont gorgés d'eau, il va peut-être falloir attendre un peu, on en est en tout cas aux derniers réglages avant que Steffie ne disparaisse dans le sous-sol de l'Île-de-France. 

"Les éléments bleus se sont les éléments constituant de la roue de coupe, c'est les organes qui sont en action avec le terrain", décrit Sébastien Trarieux, qui supervise les opérations. Tout cela est évidemment très informatisé. Il faut creuser droit, respecter strictement le tracé pour faire jonction avec le tunnelier du chantier voisin... Il serait dommage de passer à côté. 

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