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"Gilets jaunes" : un boulanger condamné pour avoir refusé de servir un policier

L'employé, qui a reconnu avoir fait un geste outrageant envers le policier, a été placé en garde à vue avant d'être condamné à 70 heures de travaux d'intérêt général.

La boulangerie dans laquelle le policier a été empêché d'entrer par un des employés est situé rue du Temple, dans le IIIe arrondissement
La boulangerie dans laquelle le policier a été empêché d'entrer par un des employés est situé rue du Temple, dans le IIIe arrondissement
Crédit : Capture d'écran Google Street View
Leia Hoarau

L'employé, qui avait refusé de laisser entrer et de servir un membre des forces de l'ordre lors du 12e acte de mobilisation des "gilets jaunes", a été condamné, mercredi 13 février, à 70 heures d'intérêt général pour "refus de vente et outrage sur personne dépositaire de l'ordre public". 

Le différend, qui a été filmé par des témoins, a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Dans Le Point, l'employé avait reconnu avoir fait un geste outrageant, non visible dans la vidéo, envers le policier. L'homme de 32 ans a été placé en garde à vue mardi 12 février, puis condamné le lendemain.
La scène s'est déroulée le 2 février dernier. Un membre des forces de l'ordre, habillé en civil et muni de son brassard orange, s'apprêtait à entrer dans une boulangerie, située dans le IIIe arrondissement de Paris, quand un employé de l'établissement lui bloque le passage

L'employé lui dit alors que les armes ne sont pas autorisées dans la boutique. "Tu vois une arme ?" lui demande le policier. "Je ne sais pas, je vous préviens juste, pas d'arme dans (inaudible)", répond son interlocuteur. Face à l'insolence de l'employé, le policier conclut : "Bon je crois que je vais aller ailleurs...", en s'éloignant. Ce à quoi l'employé ainsi que certains témoins de la scène répondent "Oui, oui allez ailleurs". 

Dans une publication Facebook, désormais effacée, la maison Landemaine, propriétaire de la boulangerie, avait publié un communiqué dans lequel elle avait assuré être "une enseigne de commerçants apolitiques". Elle a également écrit que ses équipes "s'efforcent de préserver une atmosphère calme au sein des établissements en demandant aux policiers et aux manifestants de ranger leurs armes et d'ôter leurs cagoules". 

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