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GHB dans les boîtes de nuit : comment le gouvernement veut lutter contre ce fléau ?

ÉCLAIRAGE - À la veille de la réouverture des boîtes de nuit, Marlène Schiappa annonce un grand plan du gouvernement pour lutter contre le GHB dans ces établissements.

Le GHB est considéré comme la drogue du violeur (photo d'illustration).
Le GHB est considéré comme la drogue du violeur (photo d'illustration).
Crédit : AFP
Philippine Rouvière Flamand

Le GHB fait des ravages dans le monde de la nuit. Les associations féministes alertent depuis plusieurs mois sur les dangers de cette drogue, utilisée dans des boîtes de nuit et bars à des fins criminelles.

Surnommé "drogue du violeur"le GHB prend la forme d'une poudre ou d'un liquide, qui une fois mis dans un verre, est quasiment indétectable au goût, à l'odeur ou à l'aspect. Cette drogue procure des effets désinhibants et provoque une perte de mémoire.

Pour lutter contre cette drogue, administrée à l'insu des victimes, Marlène Schiappa, ministre déléguée en charge de la Citoyenneté, présente au Parisien un grand plan national de lutte contre le GHB. "Sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d'appels à l'aide. Nous voulons sortir de la solitude les victimes droguées à leur insu, il faut renverser la honte", a-t-elle soutenu auprès du Parisien. 

Campagne dans les bars et boîtes de nuit

Campagne anti GHB
Campagne anti GHB
Crédit : Ministère de l'Intérieur

La campagne de lutte prendra la forme d'affiches dans les toilettes des bars et les boîtes de nuit "parce que c'est un endroit où on est isolé dans les bars et discothèques." Sur ces grands pans orange seront écrites les questions "Ton ami(e) a été drogué(e) ?", "Tu penses avoir été drogué(e) ?",avec un QR code qui renverra directement vers un tchat privé anonyme avec un policier ou un gendarme. "Peu importe l'heure, le tchat gratuit peut être activé jour et nuit, sans décliner son identité", précise Marlène Schiappa, qui collabore sur cette campagne avec la mission interministérielle contre les drogues et l'Union des métiers et des industries de l'Hôtellerie (Umih).

Poster de la campagne anti GHB
Poster de la campagne anti GHB
Crédit : Ministère de l'Intérieur

Autre annonce : le "protocole viol" sera systématiquement déclenché pour toutes les personnes qui pensent avoir été agressées sous GHB. Les forces de l'ordre devront procéder à des prélèvements sur une victime présumée arrivée inconsciente à l'hôpital. Actuellement, les personnes qui pensent avoir été droguées au GHB n'ont que peu de moyens pour valider leur théorie. La drogue ne reste que quelques heures dans l'organisme (mis à part les tests sur les cheveux, beaucoup plus rares) et, en général, quand la victime va faire des tests, il est déjà trop tard. 

"L'effet du GHB est assez proche de la gueule de bois. Souvent, on se dit 'j'ai sûrement trop bu', mais beaucoup ne savent pas qu'ils ont été drogués", justifie Marlène Schiappa auprès du Parisien. Les prélèvements ADN et l'isolement des vêtements deviendront également la règle, de façon à trouver plus facilement l'éventuel agresseur. Toute personne ayant glissé du GHB dans une boisson risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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