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Frappes américaines en Syrie : la guerre des images a commencé

Donald Trump a choisi de frapper de 59 missiles une base aérienne en Syrie après l'attaque à l'arme chimique de la population syrienne.

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Frappes américaines en Syrie : la guerre des images a commencé Crédit Image : AFP PHOTO / US NAVY / MASS COMMUNICATION SPECIALIST 3RD CLASS JONATHAN SUNDERMAN | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Il y a pile 100 ans, le 7 avril 1917, les journaux faisaient leur une sur l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Allemagne, voté la nuit précédente par le Congrès Américain... Les États-Unis ne voulaient pas y aller, le Président Wilson avait même brandi 3 ans plus tôt en 1914  la neutralité américaine. C'est le Figaro.fr dans ses pages Histoires qui nous le rappellent ce matin, 100 ans plus tard, c'est comme si l'histoire se répétait pour Donald Trump qui a donc choisi cette nuit de frapper la Syrie, ce que l'Amérique avait refusé de faire il y a un peu plus de trois ans. "Trump est peut être devenu hier Président des États-Unis", écrit Arnaud de la Grange dans le Figaro. "Il a pris  la mesure de sa charge , de la complexité du monde et des réponses qu'il exige"
 
"Coup de semonce" titre sur sa page d'accueil le Huffington post qui souligne que le Pentagone a diffusé dans la nuit la vidéo du lancement de ses missiles tirés depuis les navires de la VIe flotte, basée à Naples en Italie. Ils peuvent atteindre des objectifs terrestres situés à plus de 1000 kilomètres. La guerre des images a commencé. Mais pas seulement, rappelle Frédéric Autran sur Libération.fr : "Pour Donald Trump, l’exercice est aussi  politiquement périlleux. Tout engagement supplémentaire en Syrie pourrait susciter les critiques de nombreux de ses partisans, à qui il n’a eu de cesse de promettre une Amérique tournée vers les Américains et moins interventionniste".
 
"Washington passe à l'attaque" titre le Monde de cet après-midi qui note que ces frappes marquent un spectaculaire revirement de Trump sur le dossier Syrien, lui qui avait publiquement enjoint  au président Obama de ne pas intervenir en 2013. Obama renoncera in extremis à déclencher des raids aériens pour punir Bachar al-Assad, et ce renoncement, c'est le Parisien qui y revient ce matin. Les regrets de François Hollande : la question  taraude parait-il le chef de l'État : Qu'est-ce que la France aurait pu mieux faire en Syrie?  En 2013, tout avait été planifié, jusqu'à la volte-face de dernière minute d'Obama, l'opération portait même un nom de code, l'opération Hermès. Dans la mythologie grecque, il était le dieu du commerce et l'inventeur des poids et des mesures.

Voilà qui nous amène à la campagne présidentielle, J-16 avant le premier tour...

La politique une passion française titre le Parisien qui est allé à la rencontre des sympathisants de tout bord qui remplissent les meetings. Le journal l' Opinion lui fait carrément sa une avec les secrets de la conquista de Mélenchon ! Le journal libéral tente de percer le secret de la "Mélenchon mania" du moment...En fait, le leader de la France Insoumise a su adapter les codes des nouvelles gauches pour élargir son électorat : opposition peuple - caste, valorisation des gens, disparition de la couleur rouge.

L' Opinion qui raconte aussi le quitte ou double de François Fillon ce week-end, il tient meeting porte de Versailles dimanche, un meeting qui constitue le dernier espoir de la droite. Convoquer des dizaines de milliers de personnes en plein milieu des vacances scolaires, c'est risqué, plusieurs proches lui ont dit, il a insisté.  Alors tout a été mis en place pour sublimer  la mobilisation de dimanche, filmer la foule des 20.0000 personnes attendues. 

Principe de réalité au Japon également ce matin...

 Depuis le début de la semaine, il n'est plus possible de dîner entre deux heures et 7 heures du matin dans les grandes villes nippones où les restaurants offraient pourtant un service 24h/24 depuis des décennies. En cause, non pas un mouvement de grève, mais une pénurie  de main-d'oeuvre. Le Japon est en manque de chômeurs titre ce matin les Échos. Le taux de chômage dans l'archipel est tombé à un plus bas historique, à 2.8% c'est à dire sous le seuil du plein emploi. Pour se faire une idée, pour 100 chômeurs, il y a aujourd'hui au Japon 143 offres d'emploi.

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La restauration très gourmande en personnel a été la première touchée, l'industrie et la logistique commence elle aussi à baisser leurs activités à défaut de pouvoir recruter. Ce n'est pas la vitalité économique du pays qui est en cause, non le problème est en fait démographique. Le taux de fécondité est très faible depuis le Japon compte aujourd'hui 10 millions d'habitants âgés de 65 à 69 ans, ils n'étaient que 8 millions il y a 5 ans. Dans le même temps, la population des 15/64 ans a perdu 4 millions de personnes. La seule solution pour le moment a été de faire travailler les plus âgés qui n'acceptent pas les volumes horaires énormes. La solution serait le recours à l'immigration que refuse le gouvernement de Shinzo Abe par peur de perturber une population japonaise extrêmement homogène.

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