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Fermeture de Fessenheim : le gouvernement tente de passer en force

L’exécutif tenterait d’imposer la fermeture de centrale nucléaire au conseil d'administration d’EDF selon "Le Figaro".

La centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace (illustration)
La centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace (illustration)
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

Depuis 14h30, le conseil d’administration d’EDF est réuni ce jeudi 6 avril avenue de Wagram à Paris avec un ordre du jour éminemment sensible : le sort de la centrale nucléaire de Fessenheim. Alors que centaines de salariés se sont déplacé à Paris pour protester contre la fermeture de centrale à l’appel de la CGT, le gouvernement met la pression sur le fournisseur d’énergie pour qu’il acte la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire encore en activité.

Mercredi, Ségolène Royal est montée au créneau pour mettre en garde alors que certains "seraient tentés de remettre en cause leur décision du précédent conseil d'administration pour ajouter de nouvelles conditions". La ministre de l'Écologie estimait par ailleurs toutes les conditions soulevées par les dirigeants d’EDF en janvier dernier étaient remplies. Quant à Michel Sapin, il estimait ce jeudi qu'il n'était pas envisageable qu'EDF, "entreprise publique à plus de 80% et que l'État vient de recapitaliser, ne soit pas aligné avec la volonté gouvernementale".

Des pressions et des menaces "inacceptables"

Des déclarations qui n’ont pas vraiment ému le conseil d’administration d’EDF. Les dirigeants de l'entreprise devraient voter contre la fermeture de la centrale ce jeudi, selon les informations du Figaro. Le gouvernement préparerait cependant une tentative de passage en force, "en proposant lui-même une délibération au vote du conseil" d’après le quotidien.

Ce coup de force n’a quasiment aucune chance d’aboutir cependant. Face à l'opposition de la direction, la délibération du gouvernement devrait recueillir les 6 votes des administrateurs indépendants dont le PDG d'EDF. On avance également que l'arrêt de la centrale ne sera légalement obligatoire qu'au moment de la mise en service de l'EPR de Flamanville, normalement en 2018, en vertu du plafond de la capacité de production nucléaire inscrite dans la loi de transition énergétique.

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Les dirigeants du géant français de l’énergie pointent une décision mue par des fins électorales, tandis qu’en interne certaines voix dénoncent des pressions et des menaces "inacceptables", rapporte Le Figaro. La fermeture de la centrale de Fessenheim constitue une des promesses non-tenue de François Hollande les plus reprochées au chef de l’État. La centrale génère 2.000 emplois directs et indirects, dont 850 sur le site de Fessenheim.

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