2 min de lecture Réseaux sociaux

Enseignant tué : les réseaux sociaux dans le viseur du gouvernement

Plusieurs membres du gouvernement soulignent la nécessité d'encadrer davantage les réseaux sociaux après le meurtre d'un professeur d'Histoire-géographie, vendredi à Conflans-Sainte-Honorine.

Des logos de réseaux sociaux affichés sur l'écran d'un smartphone (Image d'illustration)
Des logos de réseaux sociaux affichés sur l'écran d'un smartphone (Image d'illustration) Crédit : Olivier DOULIERY / AFP
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Valentin Deleforterie et AFP

Les réseaux sociaux ont-ils joué un rôle prépondérant dans l'assassinat de Samuel Paty, le professeur décapité ce vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) ? C'est en tous cas ce qu'affirment plusieurs membres de l'exécutif, qui souhaiteraient mieux "encadrer" les publications sur Internet.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a insisté dimanche 16 octobre sur la "responsabilité" de ceux qui ont participé au "lynchage public", sur Internet, de Samuel Paty avant l'assassinat de l'enseignant. "Il faut une réponse absolument exemplaire sur ce sujet-là", a-t-il affirmé. 

"Les choses ont démarré sur les réseaux sociaux et se sont terminées sur les réseaux sociaux [...] On doit arriver à mieux les encadrer", a conclu Gabriel Attal, qui a par ailleurs indiqué que l'exécutif travaillait à un "dispositif juridique de lutte contre la haine sur les réseaux sociaux".

De son côté, la ministre déléguée en charge de la Citoyenneté Marlène Schiappa, doit recevoir mardi certains dirigeants de réseaux sociaux, dont Facebook et Twitter. Sur France Info, elle a souligné la difficulté "de lutter contre cette menace endogène de gens qui voient des choses sur les réseaux sociaux ou dans les médias et qui sont perméables à une doctrine de haine fondée sur des rumeurs et de la bêtise".

La loi sur la haine en ligne avait été en partie censurée

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En juin dernier, le Conseil constitutionnel avait en grande partie censuré la proposition de loi sur la haine en ligne, portée par la députée LREM Laetitia Avia. Les Sages avaient à l'époque estimé que la suppression obligatoire, sous 24 heures, des contenus haineux n'était pas compatible avec la liberté d'expression. 

D'après Le Parisien, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est convaincu que si elle n'avait pas été retoquée, la loi Avia aurait permis d'éviter le drame. Le journal affirme par ailleurs qu'une consigne a été donnée pour "référencer les tweets ou messages Facebook se félicitant de l'attentat".

Les réseaux sociaux devraient être l'un des points importants mis sur la table, ce dimanche, lors du Conseil de défense du gouvernement.

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