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Des parisiens qui cherchent le soleil le 22 avril 2022 (image d'illustration)
Crédit : AFP
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C'est un fait, la France est "de plus en plus mélangée". Selon une étude inédite de l’Ined et de l’Insee, une personne sur trois âgée de 18 à 59 ans est immigrée, enfant d'immigré ou petit-enfant d'immigré. Cette enquête, baptisée Trajectoires et Origines 2, a été menée entre 2019 et 2021 auprès de plus de 27.000 personnes.
Selon ses résultats, les immigrés représentent 13 % de la population, les enfants d’immigrés 11 % et les petits-enfants d’immigrés 10 %. Et si l’on inclut les personnes vivant en couple avec quelqu’un issu de l’immigration, cela concerne alors 41 % de la population.
Pour les chercheurs de l'Ined, cette réalité montre que l'immigration ne peut plus être pensée comme un phénomène extérieur à la société française. Elle traverse les générations, les familles et les territoires. L'enquête souligne notamment l'importance croissante des unions mixtes : 39% des immigrés vivent avec un conjoint d'une autre origine, une proportion qui atteint 59% chez les enfants d'immigrés.
Au fil des générations, les pratiques culturelles et linguistiques des personnes immigrées convergent vers celles de la population majoritaire. Par exemple, le français est très largement utilisé dans les familles issues de l'immigration. 86% des descendants de deux parents immigrés ont parlé le français durant leur enfance, souvent combiné avec une langue familiale.
De même l'identification à la France progresse fortement d'une génération à l'autre : 94% des enfants d'immigrés se sentent français, contre 71% des immigrés eux-mêmes.
Chez les descendants d’immigrés, le sentiment d’appartenance à la France n’efface pas le lien au pays d’origine des parents : 75 % des personnes ayant deux parents immigrés se sentent aussi attachées à la nationalité de leurs parents, une proportion qui s’établit à 46 % chez celles issues d’un couple mixte.
L'enquête menée par l’Ined et l’Insee met aussi en lumière des inégalités persistantes. Malgré des niveaux de diplôme souvent comparables à ceux de la population majoritaire, certaines populations notamment originaires d'Afrique subsaharienne, du Maghreb, restent davantage exposées au chômage, aux discriminations et à la ségrégation résidentielle.
Les discriminations demeurent particulièrement fortes même chez les descendants d'immigrés. Les personnes dont les parents sont originaires du Maghreb, d'Afrique subsaharienne ou des Outre-mer déclarent plus fréquemment avoir subi des traitements inégalitaires au cours des cinq dernières années.
Ainsi, les descendants d’immigrés apparaissent à la fois davantage intégrés à la société française que les immigrés eux-mêmes, dans leurs pratiques culturelles comme dans leur sentiment d’appartenance nationale, tout en restant plus exposés aux discriminations liées à leurs origines, à leur couleur de peau et au racisme.
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