1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Dialogue social : "le gouvernement n'a aucun intérêt à une loi minimale", selon Laurent Berger
2 min de lecture

Dialogue social : "le gouvernement n'a aucun intérêt à une loi minimale", selon Laurent Berger

Selon le patron de la CFDT Laurent Berger, le gouvernement n'a pas intérêt à mettre en place une loi minimale sur le dialogue social.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 juin 2014 à Marseille (Archives).
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 juin 2014 à Marseille (Archives).
Crédit : AFP / PATRICK KOVARIK
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le numéro un de la CFDT Laurent Berger a plaidé ce lundi pour une loi sur le dialogue social en entreprise d'envergure qui, notamment, dote les salariés des très petites entreprises d'instances de représentation. "Le gouvernement n'a aucun intérêt à aller sur une loi minimale", a déclaré sur Europe 1 le secrétaire général de la CFDT, deux jours avant que le Premier ministre ne reçoive les partenaires sociaux pour une concertation sur le sujet.

Une condition posée par la centrale réformiste est que la future loi organise la représentation des salariés des très petites entreprises : "il n'y a pas de loi qui vaille, pour la CFDT, s'il n'y a pas dans les moins de 11 une représentation collective pour tous les salariés. C'est la voie de passage obligatoire pour nous", a-t-il dit, rappelant la position de son organisation, comme des autres syndicats, durant les quatre mois de négociations sur le dialogue social conclues par un échec fin janvier.

Un "dialogue social plus simple"

"On a l'impression que pour certains patrons, il y a les chars russes qui vont débarquer place de la République en 1981. Ils se font un fantasme sur cette affaire-là", a-t-il lancé, alors que cette mesure qui avait reçu l'aval du Medef et de l'UPA, s'est heurtée à l'opposition de la CGPME. Laurent Berger a aussi souhaité que le futur projet de loi "rende le dialogue social plus simple", notamment en matière d'information-consultation, donne "une place accrue aux représentants du personnel dans les conseils d'administration" et des "moyens pour les représentants syndicaux notamment sur leurs parcours". "Quand on est représentant, ce n'est pas une planque!", a-t-il lancé.

Mais "la fusion des instances représentatives du personnel n'a pas été possible par accord, donc elle ne sera pas possible par la loi", a-t-il estimé. En revanche, selon lui, "ce qu'on peut faire dans les entreprises de 50 à 200, c'est regarder comment on améliore ce qui existe aujourd'hui, par exemple autour de la délégation unique du personnel". Pour un dialogue social "moins formel et plus basé sur la réalité des entreprises, on pourrait imaginer que par accord d'entreprise, majoritaire, on puisse décider de faire fonctionner autrement les instances représentatives du personnel", a-t-il ajouté.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/