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Coronavirus : les centres de rétention sous tension en pleine crise sanitaire

Des personnes retenues du centre du Mesnil-Amelot ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de vie en période d'épidémie. La Cour européenne des droits de l'Homme devait statuer ce jeudi 2 avril.

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Coronavirus : quid des migrants en pleine crise sanitaire en France ? Crédit Image : Christophe ARCHAMBAULT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Sina Mir édité par Camille Sarazin

Que faire des personnes actuellement dans l’attente d’une mesure d’expulsion dans nos centres de rétention en pleine crise sanitaire ? La Cour européenne des droits de l’Homme doit statuer ce jeudi 2 avril sur le cas des étrangers retenus en France, ils ne peuvent plus être expulsés du territoire à cause de la fermeture des frontières et dans les centres les conditions de vie sont parfois très difficiles. Il n’y a pas assez de savon, pas de gel, pas de masques même pour les policiers. Au centre du Mesnil-Amelot, des personnes en rétention ont entamé une grève de la faim pour protester.

Ils partagent leur chambre, leur sanitaire, . Aucun geste barrière n’est imposé, contrairement à ce qu’a demandé le ministère de l’Intérieur à ces chefs de centre. "Même pour donner le ticket pour manger, ils ne portent pas de gants, pas de masques", explique Yannick, d’origine gabonaise. "Les douches ne sont pas nettoyées. Ici, il n’y a rien qui est distribué au personnel. Quand je suis arrivé ici on était à plus de quatre ou cinq par chambre. C’est très grave."

Cette rétention est censée être un sas avant expulsion, . "Tout se fait au cas par cas, on a eu de grosses vagues de libération les deux précédentes semaines", explique Louise Lecaudey, juriste pour la Cimade. "Ça dépend des juges, des situations, des nationalités... Les retenus protestent et sont entrés en grève de la faim mais pour le moment de la part du gouvernement et des juges nous n'avons pas de solution." 

Ils s'en remettent désormais à la Cour européenne des droits de l'Homme pour espérer la fermeture de ces centres. 

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