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Coronavirus : "L'hôpital sera plombé d'ici la fin du mois d'août", alerte un épidémiologiste

INVITÉ RTL - La France a dépassé la barre des 40 millions de primo-vaccinés mais impossible encore de savoir si cette campagne permettra aux hôpitaux d'éviter un nouvel afflux. Le gouvernement veut y croire, mais Pascal Auquier, Professeur de santé publique à l'AP-HM reste prudent.

Un membre du personnel médical regarde un patient infecté par le Covid-19 allongé sur un lit à l’unité de soins intensifs (USI) de l’hôpital privé Elsan - Clinique Océane à Vannes, dans l’ouest de la France, le 20 avril 2021. (Illustration)
Un membre du personnel médical regarde un patient infecté par le Covid-19 allongé sur un lit à l’unité de soins intensifs (USI) de l’hôpital privé Elsan - Clinique Océane à Vannes, dans l’ouest de la France, le 20 avril 2021. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Pascal Auquier s'inquiète des chiffres de contaminations qui ne cessent de se multiplier
07:34
Pascal Auquier était l'invité de RTL Soir du 26 juillet 2021
07:34
- édité par Romain Giraud

La France a passé un cap dans la vaccination ce lundi 26 juillet en enregistrant près de 40 millions de primo-vaccinés. Impossible encore de savoir si cette campagne permettra aux hôpitaux d'éviter un nouvel afflux. Le gouvernement veut y croire mais pour Pascal Auquier, Professeur de santé publique à l'AP-HM (Assistance publique - Hôpitaux de Marseille) "l'hôpital sera plombé d'ici la fin du mois d'août."

S'il se réjouit du nombre de la barre des 40 millions de vaccinés, il déplore la lenteur de la vaccination et la dénonce comme principale cause de ses prédictions : "90% des patients en réanimation en France ne sont pas vaccinés, c'est encore plus à Marseille... On parle des effets indésirables mais le vaccin a beaucoup d'effets désirables, lance l'épidémiologiste, il permet d'éviter des formes graves. Si nous ne montons pas dans les taux de vaccination, évidemment qu'il conviendra de tout refermer et on reconnaitra les mêmes situations qu'avant", s'inquiète-t-il.

"Grâce à la vaccination, nous n'avons pas encore les mêmes taux l'hospitalisation que lors des précédentes vagues, mais les chiffres de contaminations sont inquiétants, ils sont multipliés par deux d'une semaine sur l'autre de façon régulière depuis juillet, nous avons 70 patients en réanimation dans les Bouches-du-Rhône, poursuit-il, nous avons aussi besoin de ces lits pour d'autres malades que le Covid... Cela créé de la surcharge" affirme-t-il, fataliste. 

Sur l'hypothèse d'un énième variant qui pourrait faire son apparition à l'autonome, comme l'a déclaré ce week-end Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, Pascal Auquier est formel : "Évidemment que le coronavirus mutera tout le temps, c'est un virus qui s'adapte. Quand un variant en remplace un autre, c'est qu'il est plus contagieux. Pour la dangerosité ce n'est pas obligatoire, on observe que sur le variant Delta il y a déjà plus de formes graves, déplore-t-il, mais la solution reste le vaccin, il faut vacciner, c'est une chance qu'a notre pays, et cela fonctionne en Angleterre malgré les variants, conclue-t-il.

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