1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. Coronavirus : existe-t-il des faux certificats de vaccination ?

Coronavirus : existe-t-il des faux certificats de vaccination ?

FACT CHECKING - Les spécialistes de la cybersécurité alertent sur les faux certificats de vaccination, un phénomène en pleine expansion. Mais qu'en est-il exactement ?

Un certificat de vaccination. Illustration.
Un certificat de vaccination. Illustration.
Crédit : Léo Pierre / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Coronavirus : existe-t-il des faux certificats de vaccination ?
02:51
Non, les boîtes noires des voitures ne vont pas écouter nos conversations
02:44
Coronavirus : existe-t-il des faux certificats de vaccination ?
02:51
Non, les boîtes noires des voitures ne vont pas écouter nos conversations
02:44
Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Après les fausses attestations pour se balader pendant le couvre-feu et les faux certificats pour faire du sport en salle, voici le faux certificat de vaccination ; nouvelle forme de délinquance à l'époque de la Covid-19. 


De plus en plus de pays mettent en place des pass sanitaires. En France, ce sera le 9 juin, notamment pour les endroits rassemblant plus de 1.000 personnes. Pour être dans les clous, il faut rentrer dans l’application Tous Anti Covid, soit un test PCR négatif, soit un certificat de rétablissement, soit un certificat de vaccination. 

Une société de cybersécurité baptisée Checkpoint et citée par Les Échos enquête sur ces faux certificats. En octobre 2020, Check Point recensait une douzaine de vendeurs. En décembre, quelques centaines, et au printemps 2021, ce sont plus de 1.200 vendeurs sur le darknet, un réseau Internet parallèle conçu pour assurer l'anonymat des utilisateurs. 

5 ans de prison et 75.000 euros d’amende

Depuis quelques jours cette société a remarqué que sur des réseaux comme Whatsapp ou Telegram les discussions autour de l'achat de faux certificats connaissent un bond de 500 % dans le monde. Coût du faux certificat : une centaine d’euros. Mais encore faut il que le QR code imité fonctionne ; et surtout, il s’agit d’un délit puni de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende. 

À lire aussi


Mais quelles sont les personnes qui achètent ce type de documents ? Il n’y a pas de profil type, mais selon le rapport de ces experts en cybersécurité, il y aurait trois sortes de personnes qui les recherchent : ceux qui n'ont pas pu se faire vacciner faute de doses, ceux qui doivent y renoncer faute d'argent, ou encore, les anti-vaccins. Vous avez beau être anti-vaccins et être anti test PCR, il vous faut un laisser-passer pour assister à vos spectacles préférés. Donc, plutôt que d’avoir un QR code gratuit au centre de vaccination, l’anti-vaccins radical l’achète et entretient une escroquerie. 

En France, les forces de l'ordre alertent sur le sujet

Pour l’instant, le phénomène est surtout présent en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. De l’autre côté de l’Atlantique, le FBI a émis un avis début avril sur cette nouvelle délinquance numérique, pointant du doigt les tutoriels et les vidéos explicatives, qui permettent de fabriquer son propre certificat et que l’on trouve sur de nombreux sites complotistes. 

En France aussi, les autorités alertent. Régulièrement, on lit dans la presse, que les forces de l’ordre mettent en garde contre le vol de données, dont celles que l’on retrouve dans les QR code d’après vaccination. On les voit partout, fleurir sur Instagram ou Facebook, ces photos de personnes qui, après une injection, brandissent leur certificat devant un objectif. Si vous ne modifiez pas le QR code, il pourrait être détourné et falsifié. La Covid-19 a aussi ses gangsters...

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/