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COP21 : l'industrie peut-elle être écologique ?

L'époque où l'industrie dévastait tout sur son passage est-elle révolue ? Avec l'essor des énergies renouvelables, une remise en question du secteur secondaire s'impose.

Des ouvrières dans une usine de textile à Bangalore (Inde) le 21 novembre 2012. (Photo d'illustration)
Des ouvrières dans une usine de textile à Bangalore (Inde) le 21 novembre 2012. (Photo d'illustration)
Crédit : AFP / MANJUNATH KIRAN
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Dans le débat public, industrie et écologie ne sont pas meilleurs amis. En 2012, pendant la campagne présidentielle, François Hollande promettait, pour des raisons de sécurité environnementale, la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne centrale nucléaire de France. En face, les industriels faisaient planer la menace de la destruction d'emplois.

Trois ans plus tard, les conflits environnementaux entre industriels ou promoteurs et les partisans écologistes n'ont jamais autant fait les grands titres. Les occupations des sites contestés par ceux que l'on appelle aujourd'hui les zadistes prolifèrent dans le pays. À ce jour, on compte plus d'une dizaine de zones à défendre (Zad) en France : aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), barrage de Sivens (Tarn), projet de Center Parcs à Roybon (Isère), Ferme des 1000 vaches (Somme)... À chaque fois, les partisans de la préservation de l'environnement se heurtent aux défenseurs de la création d'emplois.

L'industrie automobile mise en cause

Il faut dire que les industriels ne ménagent pas l'environnement dans le monde. En 2012, l'ONG Blacksmith Institute révélait, en partenariat avec la Croix verte internationale, que "l'exploitation minière, les fonderies de plomb, les décharges industrielles et autres sites toxiques affectaient la santé de 125 millions de personnes dans 49 pays à faible et moyen revenus". Et comparait son ampleur à celle du paludisme et de la tuberculose. Selon l'Unesco, chaque année, entre 300 et 500 milliards de kilos de métaux lourds, boues toxiques, solvants et autres déchets dangereux sont déversés dans les mers par les industriels du monde entier.

Les entreprises minières et métallurgiques ne sont pas les seules à dégrader l'environnement. En septembre, l'industrie automobile s'est retrouvée au cœur d'un scandale révélé par une ONG américaine. L'émission de CO2 des véhicules Volkswagen, équipés d'un moteur diesel, étaient en réalité bien plus importantes que ce que voulait bien dire le constructeur. 

5 millions d'euros débloqués par l'État pour tendre vers une nouvelle industrie

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Lutter contre les dérives des industriels est donc une priorité. En France, l'industrie, encouragée par l'État, semble prendre peu à peu le virage de l'écologie. Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, a présenté ses dix solutions pour la "Nouvelle France industrielle" le 18 mai 2015. Une enveloppe de 5 millions d'euros a été débloquée par l'État pour financer ce projet. Pour le ministre, l'objectif est de "produire mieux, avec beaucoup moins de pollution (...) et qu'on ait une industrie adaptée aux nouveaux défis économiques et environnementaux". 

Parmi les dix solutions préconisées par Bercy, quatre ont une dimension écologique : "Nouvelles ressources" (doubler d'ici 2020 le volume de matière première dans l'industrie chimique), "Ville durable" (assainir la gestion de l'eau et des déchets...), "Mobilité écologique" (installer 20.000 bornes de recharges électriques d'ici 2016) et "Transports de demain" (rendre plus propre les transports en commun). Les écologistes ont donc des raisons d'espérer. 

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