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COP21 : 60 ministres à Paris pour une répétition générale

L'objectif de cette réunion est de "faciliter l'accord final" attendu à Paris dans trois semaines en travaillant à des formules de compromis.

Le logo de la COP21
Le logo de la COP21
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Marine Cluet & AFP

À trois semaines du coup d'envoi de la conférence sur le climat à Paris, de nombreux points restent à régler. L'ONU a notamment rappelé vendredi que les promesse des États pour limiter le réchauffement climatique à 2°C étaient loin "d'être suffisantes". Pour éviter un échec lors de la COP21, des ministres d'une soixantaine de pays se réunissent à partir de ce dimanche 8 novembre à Paris pour une "Pré-COP21".

Durant trois jours à compter, ces ministres de l'Environnement et de l'Énergie représentant l'ensemble des groupes de pays participant aux négociations vont s'efforcer de donner un coup d'accélérateur aux négociations. L'objectif de cette réunion, la troisième du genre, "n'est pas de "renégocier le texte" issu de la dernière session de négociations à Bonn, en octobre, mais de "faciliter l'accord final" attendu à Paris en travaillant à des formules de compromis, a souligné vendredi Laurent Fabius, le futur président de la COP21. Cette "pré-COP" est "une étape majeure", "c'est une espèce de répétition générale avant la conférence de Paris", a expliqué le ministre français des Affaires étrangères. 

Les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre seront présents, mais aussi de nombreux pays africains et de petites îles, déjà touchés par les effets du dérèglement climatique. De nombreux entretiens bilatéraux sont prévus ainsi qu'une rencontre de Laurent Fabius lundi soir avec les ministres des pays africains.

"Faire des choix clairs"

En octobre, durant leur ultime session de discussions avant la COP, les négociateurs de l'ONU ont approuvé un texte de 55 pages qui comporte encore de nombreuses options parfois contradictoires. "Les ministres doivent se saisir" de ce nouveau texte et "commencer à faire des choix clairs en vue de l'accord de Paris", souligne Jennifer Morgan, du World Ressources Institute.

Ils ont du pain sur la planche, des divergences persistant sur de nombreux points, notamment la révision à la hausse des engagements pris par les États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. "Si nous pouvons nous accorder sur le principe et la périodicité d'une clause de révision à la hausse des engagements nationaux (...) nous aurons accompli un pas majeur", a estimé Laurent Fabius.

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L'épineuse question du financement des politiques climatiques est aussi au menu. Les pays du Nord ont promis de verser 100 milliards de dollars par an à ceux du Sud, à partir de 2020, date d'entrée en vigueur de l'accord de Paris. La "pré-COP" tentera de rapprocher les positions sur le principe d'une augmentation de ces financements après 2020, la participation des pays émergents --et pas seulement des pays  riches-- à cet effort, l'augmentation de la part des financements consacrée à l'adaptation aux changements climatiques.

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