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Confinement : les commerçants des régions peu touchées abasourdis par les décisions

INVITÉS RTL - Alors que le gouvernement a décidé de reconfiner la France entière pour quatre semaines, certains départements peu touchés comme la Creuse regrettent un manque de concertation.

Une femme portant un masque, devant un restaurant fermé pendant le confinement.
Une femme portant un masque, devant un restaurant fermé pendant le confinement.
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Confinement : les commerçants des régions peu touchées abasourdis par les décisions
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Eric Brunet

Avec le retour du confinement national pendant quatre semaines, plus de 150.000 commerces ont dû baisser le rideau. Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la CPME critique des incohérences dans le dispositif : "On fait des distinctions incroyables : un cordonnier est ouvert, mais pas un marchand de chaussures. On a l'air de résonner sur le papier, sans prendre en compte les gens, les commerçants qui sont derrière".

Mireille Lejus, qui tient un magasin de vêtements à Aubusson, dans la Creuse a dû fermer sa boutique : "Mes collègues commerçants sont très étonnés, ainsi que les clients. Ils sont venus nous voir pour nous apporter leur soutien, nous dire qu'ils ne comprennent pas ces mesures dans notre département".

Le maire d'Aubusson, Michel Moine, a d'ailleurs écrit à Emmanuel Macron pour demander des comptes, alors que La Creuse a un des taux d'incidence les plus faibles de France : "On demande que ce soit les préfets qui puissent gérer leurs territoires plutôt que les décisions viennent de Paris sans regarder les spécificités dans les territoires ruraux", explique Mireille Lejus, également adjointe du maire, chargée du commerce de l'artisanat.

On n'a rien pour payer les traites

Mireille Lejus

Elle détaille sa situation : "Actuellement, on refait les vitrines, on prépare les collections d'été, on reçoit les factures, on a les charges à payer, et le fait de fermer les boutiques ça veut dire pas d'argent dans la caisse. Donc on n'a rien pour payer les traites. Pour le mois de novembre les aides de l'État ont compensé, mais pour le printemps ça n'a pas été le cas. On a touché 1.500 euros, c'est à peine le montant d'une facture. Quand on n'a pas de trésorerie d'avance, on a rien pour se retourner, c'est souvent notre argent personnel qui est mis dans notre boutique. C'est souvent ce que font les restaurateurs actuellement".

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