1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Comment la Sécurité sociale compte limiter l'augmentation des arrêts maladies
2 min de lecture

Comment la Sécurité sociale compte limiter l'augmentation des arrêts maladies

Face à l'augmentation coûteuse des arrêts de travail, la sécurité sociale compte favoriser le retour aux travail des assurés. L'objectif ? 100 millions d'euros d'économies en 2018.

Le budget de la Sécurité sociale pour 2015 prévoyait de nombreuses économies (illustration)
Le budget de la Sécurité sociale pour 2015 prévoyait de nombreuses économies (illustration)
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Océane Blanchard & AFP

Confrontée depuis trois ans à l'augmentation des arrêts de travail et à leur coût important, l'Assurance maladie compte renforcer les contrôles, mais surtout poursuivre les dispositifs mis en place depuis 2015 pour faciliter le retour au travail. Le but final étant d'économiser 100 millions d'euros sur ce poste en 2018.

En 2015, 7,9 millions d'arrêts ont été remboursés, dont 6,9 millions au titre de la maladie, pour "un montant total de près de 9 milliards d'euros", selon le rapport annuel Charges et produits de l'Assurance Maladie. "Cela représente une hausse de 3,1% environ par rapport à 2014, qui s'est poursuivie en 2016 (+3,7%) et sur les cinq premiers mois de 2017 (+3,9%)", explique à l'AFP le docteur François Xavier Brouck, en charge de la direction des assurés.

Les arrêts de longue durée sont les plus coûteux : en 2013, les arrêts de plus de six mois constituaient 5% du volume pour 40% des dépenses. Les principales causes ? Troubles mentaux, lombalgies, troubles musculo-squelettiques, ou encore tumeurs et traumatismes. 

Des agents facilitateurs pour accompagner les assurés

Le plan d'action lancé en 2015 pour réduire les coûts prévoyait l'accompagnement des médecins prescrivant trop d'arrêts par rapport à leurs confrères, avec des procédures de "mise sous accord préalable" (la Sécurité sociale doit valider l'arrêt) pour les plus extrêmes. Selon Jean-Paul Hamon, président de la fédération des médecins de France, "tous ces contrôles" sont "mal vécus" par la profession, les arrêts étant "justifiés" pour Claude Leicher, de MG France. 

À écouter aussi

Autre dispositif : les "agents facilitateurs", une expérience testée dans une dizaine de caisses d'assurance maladie, qui fait le lien entre l'assuré, le médecin traitant, le médecin conseil, la médecine du travail, les services sociaux... Le facilitateur va ainsi appeler l'assuré pour vérifier par exemple s'il a bien programmé une infiltration, ou pour l'orienter vers un cabinet où il pourra rapidement faire une radio.

Accompagner les arrêtés, pour leur permettre une réinsertion

"Quelqu'un qui est en arrêt de plus de six mois a 50% de chance de ne pas reprendre le travail", rappelle M. Brouck. L'objectif est donc d'accompagner les arrêtés, pour leur permettre une meilleure réinsertion. 

Ces expériences ont été un succès, puisque plus de la moitié des 2.700 bénéficiaires recensés en mars sont retournés en emploi. Cependant, l'objectif de l'Assurance maladie est loin d'être atteint: en 2016, seuls 24 millions d'euros d'économies ont été réalisés sur les 100 millions, estimait fin mai le comité d'alerte sur les dépenses d'assurance maladie. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire