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Colère des éleveurs : "C'est de bonne guerre", dit un laitier français au sujet des revendications allemandes

REPLAY - L'action intentée devant la commission européenne par les laitiers allemands n'étonnent pas les Français, qui parlent pour certains d'une "vraie guerre" mise en place.

Une salle de réunion de la Commission européenne à Bruxelles (illustration)
Une salle de réunion de la Commission européenne à Bruxelles (illustration)
Crédit : AFP
Les laitiers allemands s'insurgent contre le favoritisme de l'État français envers ses produits nationaux
01:19
Julien Quelen & Arnaud Tousch & Samuel Goldschmidt

Au moment où les éleveurs grondent en France contre les faibles prix de la viande et du lait qu'il produisent, les laitiers allemands, eux, s'insurgent du "favoritisme" envers les éleveurs français. À ce titre, la principale fédération allemande d'industrie laitière a adressé un courrier à Bruxelles pour dénoncer la préférence nationale des produits laitiers français voulue par le gouvernement. Une accusation qui n'étonne pas vraiment Denis Ramspacher, le vice-président de la Fédération départementale des syndicats des exploitants agricoles du Bas-Rhin. 

"Ça ne m'étonne pas complètement. Déjà notre action était par rapport à des distorsions de concurrence puisque certains pays sont avantagés par rapport à nous. Évidemment ils veulent vendre un petit peu partout où ils peuvent, donc c'est de bonne guerre, mais essayez de comprendre un petit peu notre attitude, demande ainsi l'éleveur laitier au micro de RTL. Je pense qu'ils veulent essayer de conquérir des marchés, c'est une grande dynamique qu'ils ont en place, des fois on aimerait aussi que nos consommateurs soient un petit peu plus dynamiques". 

C'est une vraie guerre presque qui est en train de se mettre en place

Denis Ramspacher, vice-président de la FDSEA du Bas-Rhin

L'agriculteur français rejette donc les accusations en provenance de ses homologues allemands, qui à défaut de s'émanciper véritablement sur le marché mondial tentent de faire pression sur le marché européen. "Eux, c'est le marché, rien que le marché et puis essayer d'en avoir le plus possible. Maintenant si ça ne marche pas sur le marché mondial, cela revient dans le marché européen. C'est une vraie concurrence et une vraie guerre presque qui est en train de se mettre en place", conclut-il ainsi. 

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