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Calais : un quart des migrants hébergés dans des centres d'accueil retournent dans la jungle

Info RTL INFO RTL - Certains d'entre eux seraient à nouveau au pied des ferrys, face au tunnel sous la Manche.

Des migrants, affaires sur le dos, quittent la "jungle" de Calais
Des migrants, affaires sur le dos, quittent la "jungle" de Calais
Un quart des migrants de Calais hébergés dans des centres serait déjà de retour à proximité du tunnel sous la Manche.
01:34
Thomas Prouteau
Journaliste

Le désamour des migrants pour les centres d'accueil se fait plus que jamais ressentir. Selon une information RTL, plus d'un quart d'entre eux ont déjà quitté ces centres pour retourner à Calais. Depuis octobre 2015, environ 2.500 migrants vivant dans la jungle, ce bidonville-refuge situé près du port de Calais, ont été redirigés vers des centres d'accueil en France.

La Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion (FNARS) a passé au crible les donnés de 27 centres d'accueil des migrants, sur les 102 centres ouverts depuis octobre. Le constat est alarmant : 26% des migrants hébergés sont repartis sans laisser d'adresse. Certains d'entre eux retentent leur chance du côté de Calais, à proximité des ferrys, dans l'espoir de rallier les côtes anglaises. Mais à proximité de la jungle, le démantèlement a commencé en début de semaine et la situation est pour le moins tendue.

La fin de la trêve hivernale approche

Le plus souvent, les migrants font le choix de ce départ dans l'intention de revenir à Calais et à leur rêve d'Angleterre. Cette proportion est supérieure à celle affichée par le ministère de l'Intérieur, qui parle de 15 à 20% d'échec. Si cela ne remet pas en cause l'ensemble du dispositif, il apparaît que convaincre les migrants de Calais de s'insérer en France reste une mission difficile. 

Concernant les migrants qui jouent le jeu et restent dans les centres, les associations font un constat en demi-teinte. La FNARS explique que le travail avec les préfectures est bon. Toutefois, l'accès aux structures d'asile, nécessaire au désengorgement de la jungle, est inégal. En Midi-Pyrénées par exemple, 15 demandeurs d'asile n'ont pas accès à un hébergement dédié. Ils restent dans des centres temporaires, où l'accueil est normalement prévu pour un mois. Seulement, plusieurs plateformes d'accueil fermeront à la fin de la trêve hivernale, le 31 mars. À cette date, au moins 210 migrants se trouveraient sans solution, menacés de repartir sur les routes.

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