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Banksy déménage son parc d'anti-attraction à Calais

REPLAY - Écoutez ou réécoutez La Revue de Presse d'Adeline François du 28 septembre 2015.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Maxime Villalonga
Banksy déménage son parc d'anti-attraction à Calais
06:35
Adeline François

C'est un décor douloureusement satirique qui tourne en dérision l'univers de Disneyland : ses princesses, ses châteaux, ses messages et ses idéaux. Un anti-Disneyland que l'on doit à l'artiste Banksy et qui a fermé ses portes hier soir à Bristol, après avoir drainé plus de 150.000 visiteurs en un mois...

Un parc de dés-amusement disait l'artiste, avec un château de la belle au bois dormant brûlé, des bateaux à moteurs remplis de demandeurs d'asile façon le monde des poupées. Même les employés avaient ordre de baisser la tête et de traîner les pieds. Dismaland, c'était le nom de ce parc d'attraction... qui va maintenant traverser la Manche.

C'est le journal The Independent qui l'annonce ce matin : les installations de Banksy vont être relocalisées... à Calais !  "Tout le bois et l'équipement du parc vont être envoyés au camp de réfugiés de la jungle pour construire des abris". Banksy précise qu'"aucun ticket ne sera disponible à l'achat sur Internet". Son message relayé par The Independent s'accompagne d'un photo montage où l'on voit la jungle de Calais surmontée de la réplique brûlée du château de la belle au bois dormant. L'artiste frappe fort....

"Frappe", en titre de nombreux journaux ce matin

"Frappe", le mot est à la une de la plupart des journaux au lendemain des premières frappes françaises en Syrie. Et partout la même image, celle de nos rafales en plein vol. "La France a ouvert le feu en Syrie" titre le Bien public, "Daech pilonné en une" du Midi libre, "Hollande fait boum" pour l'Écho de la Haute-Vienne et la une du Figaro : "Syrie : la France cherche sa place entre la Russie et les États-Unis".


Car tel est bien l'enjeu pour les éditorialistes ce matin. "Personne n'est dupe. Il s'agit pour Hollande de se rappeler au bon souvenir de ses homologues états-uniens, russe, iranien, voire européens", écrit l'Humanité.    "La France s'est replacée dans la bataille", constate également Yann Marec, du Midi Libre.


Car oui, les avions français passés à l'action sur le théâtre syrien ne font pas seulement la guerre. Ils font aussi de la géopolitique écrit Philippe Gélie dans Le Figaro qui relève que la position française dans le conflit syrien est singulière : elle entend frapper l'État islamique sans renforcer Damas et soutenir la formation d'une coalition incluant des piliers du régime mais excluant Bachar al-Assad. Sur cette marge étroite, elle se retrouve bien seule. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ne font plus du départ du dictateur un préalable, la Russie déploie ses forces à son secours... Il peut arriver que la diplomatie française ait raison contre tout le monde, l'invasion américaine de l'Irak en 2003 l'a montré. Mais l'expérience nous a aussi enseigné que dans le jeu des puissances, on ne pouvait rien imposer ni empêcher seul. Sauf à vouloir construire des châteaux en Espagne.

La victoire des indépendantistes n'est pas vue partout pareil

Et voilà qui nous amène à la catalogne avec du rouge et du jaune à la une des journaux. Et c'est bien la seule chose dont on soit certain ce matin, la couleur du drapeau catalan. Car pour le reste, il faut bien le dire, selon que vous lirez le journal d'un coté des Pyrénées ou de l'autre, vous n'êtes pas sûr de parler du même événement.


"Catalogne, victoire des séparatistes" titre la Dépêche du midi. "Les Catalans s'engagent sur la voie de l'indépendance" en manchette du Figaro. De l'autre coté des Pyrénées, El mundo titre "La majorité des Catalans disent non à l'indépendance", "La catalogne ne veut pas partir", titre ABC et en une du journal catalan El periodico "Le oui s'impose mais la victoire est amère".
 
Alors qui a gagné qui a perdu ? Les partis indépendantistes ont obtenu une majorité de sièges au parlement catalan mais pas une majorité de voix, puisqu'ils ont obtenu 48% des suffrages. Et maintenant?

"La Catalogne peut-elle vraiment devenir le 29e état de l'UE" se demande le site de l'Obs qui rappelle que la Catalogne, avec 20% du PIB espagnol, c'est une petite Suisse. Et sa perte serait catastrophique pour l'Espagne. Et pour le Barça? Oui on est en Espagne et comme en Italie tout finit toujours par un ballon... Si l'indépendance venait à être votée, le FC Barcelone ne pourrait pas continuer à évoluer dans le même Championnat que le Real Madrid. Six articles de la loi espagnole l'en empêcheraient. 

Alors Metronews s'amuse ce matin à lister les prochains adversaires du Barça en cas d'indépendance de la Catalogne : Llagostera, Sant Andreu, Granollers... Ironie de l'Histoire, ce matin à la une du quotidien espagnol Sport, une photo exclusive où on voit un Lionel Messi tout sourire. Il est certes blessé mais le principal est assuré : il pourra jouer le classico FC Barcelone- Real Madrid le 22 novembre.

Anelka au secours d'un club belge

Madrid, l'ancien club d'un certain Nicolas Anelka. Et c'est le Parisien-Aujourd'hui en France qui nous donne de ses nouvelles. Il n'est pas parti construire des châteaux en Espagne. Mais en Belgique ! "Anelka et sa drôle d'histoire belge", titre le journal. L'ancien international a en fait racheté cet été par un petit club belge de la banlieue de Charleroi.


On est loin du Camp Nou et de Santiago Bernabeu : le stade est désuet, sale, le terrain médiocre, le bancs de touche fait de deux planches de bois et de trois tôles ondulées. C'est ici qu'évolue le RGA, le royal géant Athois club de 4ème division, en faillite. Les joueurs sont tous parti a la fin de la saison dernière et c'est là qu'est arrivé non pas le messie, mais Nicolas Anelka.

Depuis le 18 août, il préside le club, dont il a épongé la dette de 320.000 euros. Il a exigé le départ des anciens dirigeants, il a recruté les joueurs et va les entraîner dès le mois de janvier. Il paye tout, il loge une douzaine de joueurs dans une immense maison près du stade. Il a acheté des minibus pour les transporter,  et ce sont les beaux parents d'Anelka qui vivent à Charleroi qui préparent les repas pour les joueurs. Le début de saison a été difficile explique le Parisien, premier match forfait faute de joueurs et victoire pour le 2ème match devant 40 spectateurs.  
Alors réservez vos places, Charleroi c'est à peine a 200 km de Calais. Un ancien joueur du PSG et du Real qui trouve refuge dans un minuscucle club belge, ça c'est une attraction qui vaudra le détour.

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