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Baisse des APL : "400 millions d'euros d'économies sur les plus pauvres"

REPLAY - INVITÉ RTL - Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, demande à être reçu par Emmanuel Macron après l'annonce de la baisse des APL. Il dénonce cette mesure affectant les plus fragiles.

Une étudiante dans son logement, en septembre 2013
Une étudiante dans son logement, en septembre 2013
Crédit : AFP / Pascal Pavani
Baisse des APL : "400 millions d'euros d'économies sur les plus pauvres"
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Baisse des APL : "400 millions d'euros d'économies sur les plus pauvres", selon le délégué général de la Fondation Abbé Pierre
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Vincent Parizot
Animateur

Ce week-end, le gouvernement a annoncé la baisse uniforme de cinq euros par mois et par foyer à partir du mois d'octobre des Aides personnalisées au logement, les APL. Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, a réagi vivement. Il demande à être reçu par le gouvernement. Christphe Robert insiste sur le fait que les aides au logement sont déjà recentrées sur les personnes les plus fragiles. "Depuis quinze ans les APL ont perdu de leur valeur. Elles ont évolué deux fois moins vite que les loyers, trois fois moins vite que les charges", insiste le délégué général de la fondation Abbé Pierre

Il déplore des mesures d'économies déjà subies depuis des années. Cette mesure, sur l'année, serait synonyme de "400 millions d'euros d'économies sur les plus pauvres, les plus modestes", dénonce Christophe Robert. Il pointe du doigt l'exonération simultanée de la taxe d'habitation qui coûte 8 milliards et demi à l'État ou aux collectivités. Une logique que ne comprend pas le délégué général de l’association Abbé Pierre. Par principe, la logique économique l’interroge. "On invite le gouvernement à se pencher sur les budgets qui n'ont pas grand-chose : les femmes seules avec enfants, les petites retraites, les étudiants, les personnes qui, malgré le fait qu'elles aient un travail, sont parfois sous le seuil de pauvreté. Christophe Robert regrette qu'on exonère les classe moyennes supérieures avec la taxe d'habitation alors que les pauvres doivent se serrer la ceinture.  "Continuer à tendre la main à ceux qui sont en difficulté, c'est majeur", conclut-il. 

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