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Autoroute Roissy-Paris : les taxis devront bien partager leur voie réservée avec les VTC

Selon une décision du juge des référés de Montreuil, les VTC peuvent également utiliser la voie de l'A1 réservée aux taxis.

Un arrêté en vigueur depuis fin avril prévoyait qu'un segment de 5 kilomètres dans le sens Roissy-Paris, la voie de gauche, soit réservé de 06h30 à 10h00 en semaine, hors période estivale, aux taxis et aux bus (Illustration)
Un arrêté en vigueur depuis fin avril prévoyait qu'un segment de 5 kilomètres dans le sens Roissy-Paris, la voie de gauche, soit réservé de 06h30 à 10h00 en semaine, hors période estivale, aux taxis et aux bus (Illustration)
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les VTC viennent de gagner une bataille dans leur guerre qui les oppose aux taxis. Le juge des référés de Montreuil vient de les autoriser à utiliser la voie de l'autoroute A1 réservée aux taxis et aux autobus entre l'aéroport de Roissy et Paris qui fait débat depuis des mois.

Fin avril, la mise en service d'un segment de 5 kilomètres dans le sens Roissy-Paris exclusivement dédié aux taxis et autobus de 06h30 à 10h en semaine, hors période estivale avait été décidée par un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis. Objectif : leur faire gagner du temps. Mais les VTC, exclus du dispositif et qui y voyaient un avantage concurrentiel indu pour les taxis, avaient demandé son annulation et obtenu gain de cause début juin, le tribunal administratif de Montreuil suspendant l'arrêté créant la voie.

Le préfet et les taxis avaient alors contre-attaqué en demandant au juge des référés de Montreuil de revenir sur sa décision. Ce dernier a décidé jeudi de rétablir la voie réservée sur l'A1, tout en autorisant les VTC à l'emprunter.

8 minutes de gagnées

"Il s'agit d'une victoire collective pour le transport de particuliers", commente Benjamin Cardoso, fondateur de la société de VTC LeCab et président de la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR), dans un communiqué. "L'interdiction pour les VTC de l'emprunter n'était motivée par aucun motif d'intérêt général et constituait une véritable distorsion de concurrence avec les taxis", estime-t-il. Pour Yves Weisselberger, directeur de SnapCar, autre société de VTC, cette décision "devrait en principe donner satisfaction à tout le monde, puisque les taxis qui voulaient une voie pour aller plus vite, l'ont, et les VTC qui voulaient une concurrence équilibrée, l'ont".

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Le secrétariat d’État aux Transports avait indiqué mi-juin que le gouvernement formerait un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État contre la décision du tribunal administratif de Montreuil mais cette procédure ne devrait pas aboutir avant plusieurs mois.

Réserver l'usage d'une voie aux bus et taxis devait leur permettre, selon les pouvoirs publics, de gagner 8 minutes sans pour autant rallonger le temps de parcours des automobilistes. Cette mesure est censée aller de pair avec la création d'un "forfait-taxi" pour les courses directes entre Paris et l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle qui doit entrer en vigueur en mars 2016.

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