1 min de lecture Auschwitz

Auschwitz-Birkenau : Ginette Kolinka se souvient encore de "l'odeur des corps qui brûlaient"

INVITÉE RTL - Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz, témoigne 75 ans après, ses souvenirs du camp de la mort.

Alba Ventura L'invité de RTL Alba Ventura iTunes RSS
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Ginette Kolinka était l'invitée de RTL du 24 janvier 2020 Crédit Image : SILVERE GERARD/AGENCE1827/RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura édité par William Vuillez

À l'occasion des commémorations des 75 ans de la libération d'Auschwitz, Ginette Kolinka, rescapée du camp de la mort nazi était l'invitée de RTL ce vendredi 24 janvier. Cette Française de 95 ans a partagé ses souvenirs 75 ans après, elle qui continue de se rendre régulièrement sur les lieux. "J'ai 95 ans, mais de toute façon, je crois que ce que je fais, c'est ce qui me permet d'avoir le tonus que j'ai", explique-t-elle. 

La rescapée a notamment relaté les conditions particulièrement rudes en matière d'hygiène à l'intérieur du camp. "Je ne me lavais pas à Birkenau. Ils nous emmenaient de temps en temps à la désinfection, pour nous passer du produit sur le corps, contre la gale ou le poux. Alors peut-être que ça me lavait un peu. Mes affaires on ne me les a jamais lavées", raconte Ginette Kolinka. Pour autant, la rescapée ne se souvient pas d'une odeur particulière, "à part l'odeur dans le camp, l'odeur de cette fumée qui était les corps qui brûlaient. Ça oui, cette odeur elle est là, elle est spéciale, on ne peut même pas la définir."

"Dès qu'on arrivait, on nous mettait nu. Déjà je n'étais plus moi. Après on vous enlève vos cheveux, les poils, on vous met des habits. Tout les jeunes voient les déportés habillés en pyjamas rayés, mais pas les juifs, on n'y avait pas le droit. C'était trop beau pour nous. Nous on était habillé avec les affaires que les juifs emmenaient avec eux quand ils étaient arrêtés", explique-t-elle. "Quelques fois c'était bien, quelques fois c'était très usagé, mais quand même jamais déchiré. Il y avait n'importe quoi".

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