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Attentats à Paris : les comportements à adopter pour ne pas entretenir la psychose

ÉCLAIRAGE - Depuis les attentats du vendredi 13 novembre, le pays est en état d'urgence. Une situation qui invite les Français a une plus grande prudence et à des comportements réfléchis.

Des policiers en patrouille rue de Rivoli à Paris dimanche 15 novembre 2015
Des policiers en patrouille rue de Rivoli à Paris dimanche 15 novembre 2015
Crédit : AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet

Après les tragiques événements du vendredi 13 novembre dans les rues de Paris et à Saint-Denis, l'enquête se poursuit. Dans le monde, en France et à Paris, le temps est au recueillement. Mais dans cette période de forte tension où la psychose collective peut rapidement s'installer, des comportements sont à adopter.

Être vigilant sur les réseaux sociaux

Depuis vendredi, les réseaux sociaux s'affolent, les informations fusent sans toujours être fiables. Les approximations, les rumeurs, les erreurs délibérées ou involontaires se multiplient. Certains internautes cherchent à créer une psychose collective où simplement à obtenir de nouveaux followers. Dès samedi, la préfecture de police a mis en garde les internautes contre la diffusion de fausses informations.

Ce compte par exemple publie une nouvelle alarmante en citant le journal Direct Matin. Une information qui date pourtant de septembre dernier et qui reprend les propos d'un journaliste allemand. Le timing est donc clairement choisi pour créer la panique. 

Il est important de diffuser des informations vérifiées et recoupées par plusieurs médias et journalistes identifiés et reconnus. Les images sont également à manipuler avec précaution. Plusieurs photos ont circulé samedi 14 novembre pour donner une vision erronée de la situation ou provoquer l'affolement. Paris vidée de ses habitants au lendemain des attentats ? C'est ce que voulait faire croire ce compte twitter qui a diffusé quatre photos d'une capitale totalement déserte. Message relayé par plus de 18.000 personnes. 

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Sauf que ces photos ont été prises en août, comme le révèlent Les Décodeurs du Monde. La première date du mois d'août 2014. La seconde apparaît en 2012 comme illustration d'un article, la troisième la troisième a été prise sur un post de blog en 2006, tandis que la dernière a été postée en 2011 par un contributeur du site du Routard.

Un internaute a également signalé une photo largement diffusée sur twitter, censée représenter une marche de soutien aux victimes des attentats de Paris, en Allemagne. Sauf que le cliché représente une manifestation du mouvement anti-immigration allemand Pegida en décembre 2014. 

Respecter les victimes et leurs proches

Dimanche 15 novembre, plusieurs comptes twitter ont publié une photo macabre du Bataclan après la la prise d'otages. Ce cliché très choquant visiblement pris depuis un balcon à l’intérieur de la salle de spectacle a suscité la colère sur Twitter. Il montre une trentaine de personnes mortes dans la fosse, gisant au sol dans des mares de sang. La Police nationale a appelé à ne pas diffuser ce cliché par respect pour les victimes et leurs proches. De nombreux internautes ont signalé le premier compte à avoir publié le cliché. 

Éviter les rassemblements

Malgré les appels à rester chez soi par les autorités dans le cadre de l'état d'urgence, des centaines de personnes ont souhaité rendre hommage aux victimes en se rendant sur les lieux des drames et sur la place de la République. Des recommandations qui ne sont pas uniquement liées au risque de nouvelles attaques. Comme on a pu le constater dimanche soir, des mouvements de panique peuvent avoir lieu dans un contexte très tendu. 

Ces incidents peuvent être dangereux. "Des enfants sont tombés, les gens se piétinaient, on aurait pu avoir des blessés graves", raconte un policier. "Ça part d'un bon sentiment de venir ici,  mais ils ne se rendent pas compte. Quand on a des patrouilles ici, c'est des effectifs en moins ailleurs pour surveiller d'autres sites", ajoute-t-il. 

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