2 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : "Ils ont les armes, on les emmerde, on a le champagne" titre "Charlie Hebdo"

Comme après les événements du mois de janvier, l'hebdomadaire satirique tient tête aux terroristes quatre jours après les attentats du 13 novembre.

La Une du 18 novembre de "Charlie Hebdo".
La Une du 18 novembre de "Charlie Hebdo". Crédit : HO / CHARLIE HEBDO / AFP
Marine Cluet et AFP

Les attentats du 13 novembre doivent avoir une résonance particulièrement douloureuse pour la rédaction de Charlie Hebdo, décimée par l'attaque des frères Kouachi le 7 janvier dernier. Mais comme après les attentats qui avaient tué 12 des leurs, l'hebdomadaire satirique tient tête aux terroristes avec un nouveau numéro, à paraître le 18 novembre.

"Ils ont les armes, on les emmerde, on a le champagne" peut-on lire au dessus d'un un homme, sur fond rouge, buvant et dansant le corps troué de balles et une bouteille de champagne à la main. Un pied de nez aux auteurs des attentats qui ont visé des endroits festifs de la capitale signé Coco.

La Une du 18 novembre de "Charlie Hebdo".
La Une du 18 novembre de "Charlie Hebdo". Crédit : HO / CHARLIE HEBDO / AFP

Une réaction qui n'a rien d'étonnant. Une semaine après les événements du mois de janvier, le journal était sorti en kiosque avec en Une le prophète Mahomet qui proclamait "Je suis Charlie", mais sous un titre tendre et inattendu : "Tout est pardonné". Un numéro qui s'était vendu à près de 8 millions d'exemplaires, un véritable record.

Relancer le débat sur l'islam

"Du sang et des larmes, prophétisait Churchill. Nous y sommes", écrit Riss, le rédacteur en chef du journal, dans son édito. "Sans s’en apercevoir, les Parisiens de 2015 sont un peu devenus des Londoniens de 1940, déterminés à ne pas céder, ni à la peur ni à la résignation, quoi qu'il leur arrive sur le coin de la figure", poursuit-il.

L'édito appelle aussi à relancer le débat sur l’islam qui, "depuis une vingtaine d’années, est devenu un champ de bataille où les radicaux veulent exterminer les incroyants et soumettre par la force les modérés". "Éviter l’écueil de la division ne doit pas nous faire renoncer au droit à critiquer la religion au prétexte que son exercice irrite parfois. Parmi toutes les libertés fondamentales qui font nos vies, c’est aussi cette liberté que les tueurs ont voulu éliminer ce vendredi soir", analyse Riss.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Attentats à Paris Charlie Hebdo Hommage
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants