3 min de lecture Terrorisme

Attentat déjoué : Disneyland et le 36 Quai des Orfèvres cibles des attaques?

Parmi la dizaine de sites qui auraient été visés par les suspects, figurent également le marché de Noël des Champs-Élysées, des terrasses parisiennes ou encore la station de métro Charonne.

Disneyland Paris, en mars 2012. (archives)
Disneyland Paris, en mars 2012. (archives) Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Emeline Le Naour et AFP

De nouveaux éléments concernant les cibles envisagées par les cinq suspects arrêtés il y a quatre jours à Strasbourg et Marseille viennent d'être dévoilés. La cellule interpellée lors d'un coup de filet antiterroriste, envisageait une dizaine de lieux d'attaques potentielles et un passage à l'acte prévu "le 1er décembre". La garde à vue des cinq suspects a été prolongée jeudi 24 novembre au-delà de 96 heures et peut être portée à six jours maximum. Une durée possible uniquement en matière de terrorisme en cas de menace d'attentat imminent ou pour des nécessités de coopération internationale.

Âgés de 35 à 37 ans, les quatre hommes arrêtés à Strasbourg, de nationalité française, sont inconnus des services de renseignement. Deux d'entre eux, Yassine B., employé dans une école strasbourgeoise, et Hicham M. sont soupçonnés d'avoir gagné la Syrie, via Chypre, en 2015, avant de revenir en Europe. Des écrits menaçants évoquant la nécessité de "couper les têtes au koufar (mécréant) et au traître" ont été retrouvés dans le téléphone d'Hicham M., selon une source proche de l'enquête.

Où et comment la cellule voulait-elle frapper?

Le cinquième suspect, Hicham E., Marocain de 46 ans interpellé à Marseille, avait été signalé aux services français par leurs homologues au Portugal, pays où il résidait, après plusieurs voyages suspects en Europe. De l'argent a été saisi lors de son interpellation et les enquêteurs le soupçonnent d'avoir eu un rôle de collecteur de fonds.

"Le passage à l'acte était prévu le 1er décembre", d'après la source proche de l'enquête. D'après les éléments trouvés dans les smartphones saisis, une dizaine de sites en région parisienne ont fait l'objet de recherches sur internet. Comme le rapporte Les Inrocks, On y trouve des cibles “stratégiques” comme le siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret, celui de la police judiciaire au 36, Quai des Orfèvres, le palais de justice mais aussi des lieux publics très fréquentés : le marché de Noël des Champs-Elysées, une médiathèque, plusieurs lieux de cultes, Disneyland Paris (Val-de-Marne) ou encore la station de métro Charonne et des terrasses de cafés dans le XXe arrondissement. 

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En garde à vue, l'un des quatre suspects arrêtés à Strasbourg, a reconnu qu'un projet d'attaque était prévu, évoquant le siège de la PJ parisienne, mais aussi celui de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Mais pour l'instant, l'enquête n'établit pas que des repérages aient eu lieu et le modus operandi ne semble pas avoir eu le temps d'être affiné, ce qui laisse planer des zones d'ombre : un attentat unique ou des attaques simultanées étaient-ils envisagés ? Comment la cellule comptait-elle opérer alors qu'à ce stade, seules quatre armes ont été retrouvées au cours des perquisitions ? Cherchait-elle à se procurer davantage de matériel ?  

Le cerveau de l'opération en Syrie?

En plus de soupçons de séjour en Syrie de Yassine B. et Hicham M., plusieurs messages cryptés ont été exhumés entre des membres de la cellule et "un donneur d'ordre" établi en Syrie et surveillé par les services français. Le 14 novembre, un message entre ce membre du groupe État islamique et certains des Français interpellés à Strasbourg avait été intercepté par les services, laissant craindre un passage à l'acte imminent. 

La DGSI avait alors organisé, dans l'urgence, l'opération qui a conduit au vaste coup de filet du week-end dernier. Le donneur d'ordre était aussi en contact avec deux autres suspects liés à la cellule et interpellés le 14 juin, en plein Euro de football. Ces derniers avaient contracté des crédits à la consommation et les enquêteurs les soupçonnent d'avoir pu jouer un rôle de financiers. 

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