2 min de lecture Terrorisme

Attentat déjoué : deux suspects remis en liberté

Sept hommes soupçonnés de préparer une attaque terroriste avaient été interpellés par la DGSI ce week-end à Strasbourg et à Marseille. Les quatre autres étaient toujours en garde à vue à Paris.

Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration) Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Anne-Sophie Blot
Anne-Sophie Blot
et AFP

"Un nouvel attentat a été déjoué", a annoncé lundi 21 novembre le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Après l'interpellation ce week-end de sept hommes à Strasbourg et Marseille, soupçonnés d'avoir projeté un attentat en France, deux hommes ont été relâchés mardi soir, a indiqué une source judiciaire. Il s'agit de deux des trois individus arrêtés à Marseille.

Ils étaient soupçonnés d'avoir eu un rôle dans l'hébergement d'Hicham E., un Marocain de 46 ans résidant au Portugal, signalé aux autorités françaises comme islamiste radical. Les enquêteurs soupçonnent Hicham E., qui restait en garde à vue mardi soir, d'avoir été un collecteur de fonds pour le réseau. Les quatre autres suspects arrêtés à Strasbourg, de nationalité française et inconnus des services de renseignement, étaient toujours interrogés en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), près de Paris. 

Quels endroits ciblés ?

Parmi ces quatre hommes âgés de 35 à 37 ans, deux sont soupçonnés d'avoir gagné la Syrie en 2015 en passant par Chypre, avant de revenir en Europe. Deux armes de poing, un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur ainsi que de la propagande djihadiste ont été trouvés lors des perquisitions. Les investigations, qui avaient débuté en février, avaient conduit à une première série d'interpellations le 14 juin. Deux Français, liés au réseau, sont alors mis en examen et écroués: Nasser B., 38 ans, et Lamary N., 40 ans, dont l'enquête a établi qu'ils avaient contracté des crédits à la consommation pour financer des activités terroristes.

D'après une source proche de l'enquête, ces deux suspects communiquaient "avec un donneur d'ordre établi en Syrie surveillé par les services de renseignement français". Le 14 novembre, l'enquête s'est accélérée quand la DGSI a reçu un renseignement laissant supposer un passage à l'acte imminent. "Les exploitations sont toujours en cours pour tenter de déterminer le ou les endroits ciblés" par une éventuelle attaque, a indiqué une source proche de l'enquête.

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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé lundi que cette vague d'interpellations "a permis de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date" en France, frappée depuis près de deux ans par une vague sans précédent d'attaques djihadistes. 

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