2 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : comment Israël se protège-t-il des attentats à la voiture-bélier ?

L'État hébreu est régulièrement visé par des attaques à la voiture-bélier. Un mode opératoire fatal et imprévisible.

Au volant d'un camion, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a commis un carnage le soir du 14 juillet 2016 à Nice
Au volant d'un camion, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a commis un carnage le soir du 14 juillet 2016 à Nice Crédit : AFP / Anne-Christine Poujoulat
Paul Véronique
Paul Véronique

Nice a été frappée par un attentat jeudi 14 juillet. Au volant d'un camion réfrigéré, un homme a foncé sur les passants présents pour les célébrations. Sa course meurtrière a fait au moins 84 morts et plus de 200 blessés. Si c'est un poids lourd que le terroriste a utilisé pour commettre son acte criminel, le mode opératoire est celui de "la voiture-bélier". Elles peuvent être utilisées pour pulvériser les devantures de magasins lors de braquages mais aussi parfois pour perpétrer des attentats. Ce modus operandi fait écho aux propos tenus en 2014 par Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de Daesh : "Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen, en particulier les méchants et sales Français (...) tuez-le de n'importe quelle manière : frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture".

Israël connaît depuis déjà plusieurs années les attaques à la voiture-bélier. Dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l'État hébreu a essuyé de nombreuses agressions de ce type. En 2008, un bulldozer s'en prenait aux piétons, un tracteur en 2014, mais généralement il ne s'agit que de banales voitures. D'après l'ambassade d'Israël en France, près de 45 attaques de véhicules ont été conduites depuis septembre 2015.

Différentes mesures

Cette forme d'attentat est presque indétectable, mais peut être redoutablement meurtrière. Face à leur multiplication, Israël a mis en place une batterie de mesures. Déjà, lors des grands rassemblements, des zones peuvent être complètement interdites aux véhicules. Ceux qui resteraient parce qu'ils ont été garés dans le périmètre sont évacués le cas échéant. En outre, pour éviter toute incursion, des blocs de béton sont parfois disposés pour bloquer l'accès à d'éventuels véhicules.

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Dans la vie quotidienne, des lieux sensibles ont aussi été renforcés pour maximiser la sécurité contre les voiture-béliers. Ainsi, devant certaines stations de bus, des bornes anti-bélier ont été installées. Elles consistent en des piliers métalliques scellés dans le sol. Leur robustesse permet de stopper l'arrivée d'un véhicule qui aurait l'intention d'entrer en collision avec les usagers attendant à l'arrêt de bus. Si au fil des mois ces dispositifs semblent avoir réduit le nombre d'attaques, elles demeurent malgré tout. Leur caractère imprévisible les rend particulièrement difficiles à éviter.

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