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Attaque au Louvre : la garde à vue du suspect levée à cause de son état de santé

Par ailleurs, le suspect a affirmé aux enquêteurs qu'il voulait juste s'en prendre aux œuvres du musée parisien, et non pas aux militaires.

Un militaire blessé au Carrousel du Louvre à Paris le 3 février 2017
Un militaire blessé au Carrousel du Louvre à Paris le 3 février 2017
Crédit : Eric FEFERBERG / AFP
Eléanor Douet & AFP

Le suspect de l'attaque au Carrousel du Louvre a livré une identité aux enquêteurs, celle d'Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien de 29 ans, mais son état de santé s'est fortement dégradé mardi 7 février, rendant impossible la poursuite de sa garde à vue. "La garde à vue a été levée en début de soirée en raison de l'incompatibilité de la poursuite de cette mesure avec l'état de santé du mis en cause", a indiqué une source judiciaire. L'homme, grièvement blessé au ventre par des tirs de riposte des militaires policiers lors de son attaque vendredi, avait commencé à parler aux enquêteurs lundi, à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, où il est soigné.

D'une part, il a accrédité l'hypothèse des enquêteurs sur son identité, celle d'Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien de 29 ans. Les enquêteurs ont en effet peu de doutes sur le fait que l'assaillant soit bien Hamahmy, même si des vérifications sont encore en cours. Par ailleurs, il a livré sa version des faits. Il a expliqué n'avoir pas voulu s'en prendre aux militaires mais avoir l'intention de mener une action fortement symbolique contre la France, en dégradant des œuvres du musée avec les bombes à peinture retrouvées dans son sac à dos, a indiqué une source proche de l'enquête.

Déjà au Louvre cinq jours avant l'attaque

Une version totalement contradictoire avec son arrivée sur les lieux vendredi matin, une machette dans chaque main, fonçant vers les militaires en patrouille en criant "Allah Akbar". Un premier soldat a été légèrement blessé, un second a tenté de repousser l'assaillant sans user de son arme, avant de tirer à quatre reprises, le blessant grièvement.

Par ailleurs, les images de vidéosurveillance montrent que l'homme était déjà venu au matin du 29 janvier, soit cinq jours avant son attaque avortée, au Carrousel puis dans le musée du Louvre, se glissant parmi un groupe de visiteurs, a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information du Figaro. Placé en garde à vue depuis samedi soir, le suspect était dans un premier temps resté silencieux face aux questions des enquêteurs venus l'interroger deux fois à l'hôpital.  

Aucune revendication à ce stade

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L'enquête se poursuit sur le passé et les motivations de ce jeune homme apparemment sans histoires, diplômé en droit et cadre commercial dans une entreprise aux Émirats arabes unis (EAU). Quel est son parcours ? Pourquoi s'est-il rendu en Turquie en 2015 et 2016 ? A-t-il agi seul ou sur instructions ? Il était légalement entré comme touriste en France le 26 janvier en provenance de Dubaï, avant de séjourner dans une location à la semaine proche des Champs-Élysées. Selon une source proche de l'enquête, l'appartement au tarif de 1.700 euros avait été réservé en ligne dès le mois de juin, bien avant la demande de visa touristique déposée fin octobre, sous le nom d'Hamahmy et avec les empreintes du suspect.

Aucune revendication n'a été émise à ce stade pour cette attaque et aucune allégeance à un groupe jihadiste n'a été trouvée lors de la perquisition dans l'appartement loué à Paris. Des enquêteurs ont toutefois retrouvé sur un compte Twitter à son nom des tweets exaltés où il semble apporter son soutien au groupe jihadiste État islamique (EI). Cette attaque tout près du musée le plus fréquenté du monde a ravivé de douloureux souvenirs en France, où une série d'attentats jihadistes a fait 238 morts en 2015 et 2016. L'enquête est confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle (SAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

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