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Assurance-chômage : des chômeurs vont-ils voir leurs indemnités baisser dès le 1er juillet ?

FACT CHECKING - Promesse d’Emmanuel Macron, la réforme de l'assurance-chômage a été reportée à cause du coronavirus et retoquée sur deux articles par le Conseil d’État en novembre dernier.

Pôle emploi (illustration)
Pôle emploi (illustration)
Crédit : AFP
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Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Ian Brossat, porte parole du PCF, a-t-il raison d’affirmer qu’à partir du 1er juillet, 1 million de chômeurs vont voir leurs indemnités "baisser de 17%" ? C’était le 5 juin et Ian Brossat commençait son week-end indigné. Sur France Télévisions, l’adjoint de la maire de Paris en charge du logement prend le relais des revendication de nombreux syndicats en dénonçant la future réforme de l’assurance chômage rentrant en action le 1er juillet prochain. 

La mesure phare de cette réforme : l'instauration d'un nouveau mode de calcul pour le salaire journalier de référence (SJR). Un élément central puisqu'il sert de base pour fixer le montant de l’allocation chômage des bénéficiaires.

Et sur ce point, Ian Brossat a raison puisqu’il se base sur une phrase écrite sur le site Vie publique, le site du gouvernement qui, depuis 2002, explique les politiques publiques mises en place ou à venir. À la page consacrée à la réforme de l’assurance chômage, on trouve une phrase reprenant un rapport de l’Unedic disant que "le nouveau mode de calcul entraînera une baisse de l’allocation journalière de 17% en moyenne la première année pour 1,15 million d’allocataires". Donc Ian Brossat est plutôt dans le vrai.

Que dit le gouvernement ?

Mais il y a tout de même une nuance à apporter. Le porte-parole du Parti communiste français oublie de préciser une notion importante. Quand on se penche sur le rapport d’impact de cette réforme de l’assurance chômage réalisée par l’Unedic, association chargée de gérer l’assurance chômage en relation avec Pôle emploi, il est précisé que "les personnes concernées par les mesures relatives à la réforme du SJR sont celles qui ouvriront un droit à la suite de la perte d’un emploi ultérieure au 1er juillet 2021". 

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De plus comme l’explique Le Journal du Dimanche, la mesure n’est pas rétroactive. Elisabeth Borne, ministre du Travail, explique que cette baisse sera compensée par le fait de cotiser plus longtemps : 14 mois au lieu de 11 actuellement. Une allocation chômage moins importante mais perçue sur un temps plus long. Une méthode un peu bancale qui ne passe pas vraiment auprès des syndicats.

Promesse d’Emmanuel Macron en 2017, cette réforme a été reportée à cause du coronavirus et retoquée sur deux articles par le Conseil d’État en novembre dernier. L’idée est de lutter contre la prolifération des CDD de moins d’un mois en incitant les chômeurs à prendre des emplois plus stables, cela suffira t-il ? Le débat est lancé. 

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