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Agression antisémite à Marseille : pas de "renoncement" sur la kippa pour le Grand Rabbin de France

REPLAY - Le président du Consistoire israélite de Marseille a incité les juifs de la ville à enlever leur kippa après l'agression d'un enseignant juif qui portrait la kippa à Marseille.

Haïm Korsia, 51 ans, a été élu dimanche grand rabbin de France pour sept ans
Haïm Korsia, 51 ans, a été élu dimanche grand rabbin de France pour sept ans
Crédit : AFP
Agression antisémite à Marseille : "demander d'enlever la kippa, c'est rejetter une part de la responsabilité sur la victime", explique Le Grand Rabbin de France
05:15
Vincent Parizot & Christelle Rebière & Eléanor Douet

Deux jours après l'agression d'un enseignant juif, portant la kippa, à Marseille par un lycéen de 15 ans, lundi 11 janvier, la polémique ne retombe pas autour du port de la kippa. Dès le lendemain, le président du Consistoire israélite de Marseille Zvi Ammar a incité les juifs de la ville à enlever la kippa "dans cette période trouble, jusqu'à des jours meilleurs". Un conseil vivement critiqué par le grand rabbin de France et le président du Crif. De son côté Serge Klarsfeld comprend cet appel : "La première résistance, c’est de ne pas être une victime et de ne pas porter de signe distinctif qui vous signale comme une cible", a-t-il expliqué sur RTL.

Le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia a lui-aussi réagi sur RTL. "Enlever sa kippa, c’est perdre tout principe de laïcité. En demandant de l'enlever, on rejette une part de la responsabilité sur la victime", estime-t-il. "On ne s'est pas demandé comment ce jeune s'est radicalisé ? Non, on s'est demandé faut-il ou non porter la kippa", regrette Haïm Korsia. Selon lui, ne plus porter la kippa, c'est une forme de "renoncement" et d'abdication. "Aujourd'hui c'est la kippa, demain ça sera la barbe, une croix, ou encore porter un signe distinctif religieux."

Porter un signe religieux, c'est un choix personnel
garanti par les lois de la République.

Haïm Korsia, Grand Rabbin de France

"La force qui est la nôtre, c’est d’avoir le droit qui nous protège. On ne va pas abandonner tous nos droits parce qu'on pourrait penser que ça va exciter les uns les autres". Ce débat a également entraîné une question : la kippa est-elle un signe religieux ostentatoire ? "Elle a vocation à être la plus discrète possible, donc ce n'est surement pas un signe ostentatoire", précise Haïm Korsia. "Dans l'espace public, porter un signe religieux, c'est un choix personnel garanti par les lois de la République".

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