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Adama Traoré : une contre-expertise privilégie la mort par asphyxie

Révélées par le Parisien, ces nouvelles informations sur le décès d'Adama Traoré, survenu pendant son interpellation, appuient la thèse de la bavure défendue par sa famille.

Entre 1.500 et 5.000 personnes ont participé à une marche blanche pour Adama Traoré le 22 juillet à Beaumont-sur-Oise.
Entre 1.500 et 5.000 personnes ont participé à une marche blanche pour Adama Traoré le 22 juillet à Beaumont-sur-Oise.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
L'avocat de la famille d'Adama Traoré : "Cette expertise est très importante"
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Benjamin Pietrapiana

Un nouveau chapitre s'ouvre dans l'affaire Adama Traoré. Selon Le Parisien, de nouvelles informations concernant la mort du jeune homme de 24 ans viennent alimenter ce dossier brûlant et décrédibiliser l’ancien procureur de Pontoise, Yves Jannier, chargé à l'époque de l'affaire.

Dans leur rapport, le professeur Jean-Patrick Barbet et le docteur Pierre Validiré, qui ont dirigé la contre-expertise demandée par la famille du défunt, contredisent les informations données par Yves Jannier, aujourd’hui avocat général près de la cour d’appel de Paris. 

Dans leurs conclusions, en date du 22 juin 2017, ils soulignent qu’ "aucun signe ne permet d’évoquer un état infectieux antérieur", chez Adama Traore. Des explications pourtant avancées l'an dernier par ce magistrat qui préférait plutôt évoquer une "infection très grave", non stipulée dans l’autopsie. 

Sous «le poids des corps» de trois gendarmes

Ces nouvelles informations convergent avec une précédente autopsie qui évoquait "un syndrome asphyxique". "L’ensemble de ces constatations permet de conclure que la mort de Monsieur Adama Traoré est secondaire à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation – à l’occasion d’un effort et de stress", notent les auteurs.

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"Cette contre-expertise médicale réalisée par un collège d’experts est très importante car elle écarte de façon définitive la thèse de l’ancien procureur de Pontoise", a déclaré au Parisien l'avocat de la famille Traoré , Yassine Bouzrou. La famille défend la thèse de la bavure et avait demandé en septembre dernier des peines de prison pour les gendarmes concernés.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré avait péri dans la gendarmerie de Persan dans le département du Val-d'Oise. Le jeune homme avait fait un malaise dans le fourgon, suite à son interpellation à Beaumont-sur-Oise, durant laquelle il a été maintenu au sol sous trois gendarmes. Selon l’un des gendarmes auditionnés, il aurait alors dit "j’ai du mal à respirer".

Ensuite, deux versions des faits s'opposent. Si ces derniers affirment avoir alors mis Adama Traoré en position latérale de sécurité, un sapeur-pompier affirme au contraire avoir constaté que le jeune homme était "face contre terre, sur le ventre, mains dans le dos menottées". 

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