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"Acte II" le 24 octobre : à quoi s'attendre pour la nouvelle journée de mobilisation samedi ?

Un appel à une nouvelle journée de mobilisation a été lancé sur les réseaux sociaux. Un mouvement de gilets jaunes dénombre déjà une centaine de manifestations à travers le pays.

Un manifestant défile boulevard Voltaire à Paris le 17 octobre 2026

Crédit : Guillaume Saligot / AFP

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Une nouvelle journée de manifestation est déjà à prévoir. Après la mobilisation massive du samedi 17 octobre, qui a réuni 550.000 et 800.000 personnes à travers le pays selon les sources, un appel à poursuivre les actions le samedi 24 octobre est relayé par des gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Le gouvernement se prépare déjà à cette nouvelle journée.

La coordination des gilets jaunes, qui est à l'origine de l'appel à la mobilisation du 17 octobre contre "la vie chère", a annoncé ce lundi 19 octobre un "acte II" pour la journée du samedi 24 octobre, mais aussi un "acte III" pour le 31 octobre. Cette coordination affiche sur son site une carte avec déjà plus d'une centaine de mobilisations attendues à travers la France. Elle recense notamment la tenue de plus de cent manifestations mais aussi des actions sur des ronds-points, des gares, des stations-service…

Ce mouvement exige, entre autres, la démission d'Emmanuel Macron, le respect de notre droit de manifester ou encore la condamnation des violences policières et l'interdiction des grenades de désencerclement et des LBD contre les manifestants.

Un autre mouvement, les "gilets jaunes citoyens", a au contraire indiqué dans un communiqué refuser "un acte II qui risquerait d'ajouter du chaos au chaos", estimant qu'il "arrive un moment où la responsabilité doit l'emporter sur la colère". 

L'intersyndicale garde le cap du 5 novembre

Une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa, et FSU appelle à une journée de grève et de manifestation le jeudi 5 novembre. 

"On a eu une journée de manifestation historique avec 800 000 manifestants et manifestantes. (...) Ça ne fait que renforcer notre détermination à ce que le 5 novembre soit une immense journée de grèves et de manifestations", a rappelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT dimanche soir en déplacement à Toulon.

L'Intérieur renforce ses rangs

En réaction aux violences qui ont émaillé le pays les 17 et 18 octobre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé qu'"un certain nombre de mesures pour endiguer, empêcher d'agir les casseurs pilleurs" vont être mises en place "dès ce (lundi) soir".  "On va encore renforcer les effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain, et notamment ce week-end", a-t-il précisé. 

Le ministre, qui a été reconduit après avoir présenté sa démission à Emmanuel Macron, a reconnu un "manque d’anticipation" dans la mobilisation des forces de l’ordre. "Maintenant, le sujet qui se pose, c’est que ces violences ne se reproduisent pas. Il faut évidemment être meilleurs dans l’anticipation de la mobilisation telle qu’elle se produit", a-t-il ajouté. 

Admettant une "perte de contrôle dans certaines grandes villes", Laurent Nuñez a précisé que 60.000 policiers avaient été mobilisés pour la journée de samedi. A titre de comparaison, le 8 décembre 2018, ils étaient 80.000 agents de la police et de la gendarmerie. Dans son allocution dimanche soir, Emmanuel Macron a déploré des "défaillances d'anticipation et de renseignement". 

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