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Emmanuel Macron, le 18 octobre 2026
Crédit : AFP
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Son discours était très attendu. Après la journée de mobilisation du 17 octobre, où des violences ont eu lieu dans de nombreuses villes en France, le président de la République a pris la parole pendant dix minutes depuis l'Élysée dimanche 18 octobre pour s'exprimer sur la situation du pays.
"Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte", a déclaré Emmanuel Macron, appelant à ne pas "confondre" les manifestants aux "revendications légitimes" avec "ceux qui ont détruit, cassé, pillé".
Le chef de l'État a ensuite brossé le portrait des casseurs, qui ont sévi dans l'Hexagone. "Des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants" se sont "livrés à une violence débridée dans nos villes", a décrit le président. Rappelant la dégradation de la mairie de Limoges, de l'office de tourisme de Lyon et de l'hôtel de ville de Marseille, il a indiqué que "rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse".
Après avoir apporté son soutien aux forces de l'ordre, aux élues et aux blessés, le président a tenu à rassurer les commerçants, dont les boutiques ont été pillées. "Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés. Le gouvernement leur apportera des réponses", a-t-il affirmé, alors que le Premier ministre présidera une cellule de crise lundi.
Le chef de l'État a demandé au gouvernement, et notamment "au ministre de l'Intérieur" Laurent Nuñez, de "tirer toutes les leçons" concernant la journée de samedi "en matière de renseignement et d'anticipation". "J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite", a-t-il promis.
Emmanuel Macron a également promis que l'exécutif sera "intraitable" face aux casseurs, ajoutant que les préfets "prendront les décisions" qui s'imposent pour protéger les villes, allant jusqu'à "interdire" si nécessaire "certains rassemblements".
En réponse aux pillages et scènes de violences survenues samedi pendant la journée de mobilisation contre la "vie chère", il a appelé à ce que le "suivi judiciaire" soit "exemplaire". "Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser (...) Nous serons intraitables", a-t-il martelé.
Afin de faire redescendre la pression, le président a appelé "l'ensemble des partis politiques, des organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté toutes les violences et à appeler au calme".
Enfin, Emmanuel Macron a évoqué l'échéance de la présidentielle dans six mois, et rappelé que "l'écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse ni l'impunité".
Emmanuel Macron a également annoncé dimanche que le Premier ministre Sébastien Lecornu réunirait "dans les prochains jours" l'ensemble des partis politiques afin de condamner les violences, mais aussi les syndicats, organisations étudiantes, collectivités et parlementaires afin de "construire" des solutions quant aux revendications sociales.
"Nous ne pouvons demander à notre jeunesse de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité de construire les réponses et d'être autour de la table", a estimé le président de la République.
"Chacun doit prendre ses responsabilités. Le pays a besoin d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade", a plaidé Emmanuel Macron, prônant, à six mois du premier tour de la présidentielle, des débats "avec les partis et non pas dans la rue".
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