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Violences du 17 octobre : réponse pénale massive, couvre-feu localisés, chômage partiel… Ce qu’il faut retenir des annonces de Sébastien Lecornu

À une semaine de "l'acte 2" des Gilets jaunes et après un weekend de violences, Sébastien Lecornu a pris la parole ce lundi 19 octobre et a annoncé une série de mesures.

Sébastien Lecornu, le 19 octobre 2026

Crédit : JULIEN DE ROSA / POOL / AFP

Marie-Pierre Haddad

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Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et a missionné Sébastien Lecornu de mettre en place une série de mesures, après les multiples violences qui se sont déroulées les 17 et 18 octobre. À la sortie de la cellule de crise interministérielle, le Premier ministre s'est exprimé afin de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre "face aux casseurs". 

"Le désordre s'est organisé de manière complètement inédite", a expliqué Sébastien Lecornu devant le ministère de l'Intérieur. Le locataire de Matignon a aussi souligné qu'il "n'y a pas eu de personne tuée" et qu'il s'agit d'un "miracle". "Ca veut dire que les policiers et les gendarmes font leur travail dans un cadre très difficile qui est connu", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a aussi pointé la responsabilité de "l'ultragauche" qui selon lui veut organiser un "désordre profond" jusqu'à la présidentielle.

Des couvre-feu déclenchés

Afin de répondre à une situation géographique "très disparate", le chef du gouvernement a annoncé avoir demandé aux préfets de "déclencher un certain nombre de couvre-feu" dès ce lundi soir. Ils seront "partiels" et "localisés" afin de protéger notamment les commerces. La carte de ces couvre-feux devrait pouvoir être communiquée "dans le courant de l'après-midi" par le ministère de l'Intérieur, après des discussions avec les maires concernés, a affirmé Sébastien Lecornu. 

L'état d'urgence instauré "si c'est utile"

En réponse à la demande de Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, d'instaurer l'état d'urgence, Sébastien Lecornu a estimé qu'il sera instauré "si c'est utile". Le chef du gouvernement a indiqué que les couvre-feux "paraissent davantage adaptés".

Des mesures de "chômage partiel"

"On va mettre de l'argent public sur la table, c'est normal. Mais ça n'a pas de sens si on n'est pas capable de rétablir l'ordre dans les meilleurs", a indiqué Sébastien Lecornu. Et de préciser : "C'est avant tout, ceux qui ont cassé qui doivent payer".

Selon le président du réseau des chambres de commerce et d'industrie en France (CCI France), plus de "2.000" commerces ont été touchés par des dégradations et les pillages. Le réseau a évalué les dégâts à "des centaines de millions d'euros". Sébastien Lecornu. Présent aux côtés du Premier ministre, le ministre du Commerce Serge Papin a estimé que "sans doute 3.000 commerces au moins" ont été touchés.
 
"On a décidé de déclencher le chômage partiel dès demain, on le fait tout de suite à 100% (...) Il n'est  pas question qu'il y ait de la casse sociale dans cette affaire", a déclaré Sébastien Lecornu. "Nous allons débloquer un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces", a ajouté le Premier ministre car "bon nombre de commerçants avaient déjà fait leur stock, y compris pour Noël" et "il y a "un besoin de trésorerie".  

Pas de remise en cause de la tenue des prochains matchs de football

Aussi présent à la sortie de la réunion de crise, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a exclu une remise en cause de la tenue des prochains matchs de football. Le ministre de l'Intérieur, dont la démission a été refusée par Emmanuel Macron, a affirmé que "la question ne se pose pas pour le match de (mardi) soir entre le Paris-Saint-Germain et le Barcelone Football Club" à Paris "et pour d'autres matchs qui peuvent avoir lieu en Coupe d'Europe", notamment "à Lille". "Les matchs ne sont pas remis en cause", a-t-il insisté. 

Renforcer les effectifs de police

"On va encore renforcer les effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain et notamment ce week-end", a indiqué le locataire de la place Beauvau. "Déjà hier (dimanche) soir, ça a un peu bougé dans Paris, dans certaines agglomérations régionales. Beaucoup de mobilité, beaucoup de réactivité. Tout ça, on va le mettre en place", a-t-il ajouté. 

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