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800 personnes malades au même moment : une mystérieuse épidémie de gastro frappe une commune des Bouches-du-Rhône, l'eau potable suspectée

Dans cette commune proche de Marseille, plusieurs centaines de personnes ont été touchées par de violents symptômes en quelques jours. Alors que l’eau du robinet est pointée du doigt, la mairie organise des distributions d’eau en attendant les résultats d’analyses.

Un robinet d'eau courante (illustration)

Crédit : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Sophie Neumayer

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À Rousset, près de Marseille, plusieurs centaines d’habitants de cette commune d’environ 800 personnes sont tombés malades, victimes de symptômes de gastro-entérite particulièrement violents, en l’espace de quelques jours. Un nombre de cas inhabituellement élevé, qui laisse penser à une source de contamination commune.

Très vite, les soupçons se sont tournés vers l’eau potable. Si l’origine exacte de l’épidémie reste encore inconnue, cette piste est aujourd’hui privilégiée par les autorités locales, dans l’attente des résultats d’analyses qui doivent être rendus ce lundi 20 avril dans l’après-midi.

Des distributions d’eau pour éviter d’aggraver la situation

Face à l’ampleur de l’épidémie, la mairie a pris des mesures d’urgence. Depuis cinq jours, les habitants défilent à la salle des fêtes pour récupérer des packs d’eau gratuits, afin d’éviter toute consommation d’eau du robinet.


Amandine fait partie de ces habitants venus s’approvisionner. Son fils Stan, âgé de 7 ans, a lui aussi été touché. L’enfant a témoigné au micro de RTL : "Le soir, j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Deux heures après, je me suis réveillé et je suis allé vomir. C’était très ennuyant", explique-t-il.

Comme lui, des centaines d'habitants sont tombés malades, avec une apparition de symptômes violents.

L’attente des analyses

Si les résultats des analyses de l’eau sont très attendus, le maire de la commune, Philippe Pignon, a expliqué que de nouvelles vérifications pourraient s'avérer nécessaires.

"On attend. Si on doit repartir sur une nouvelle analyse pour confirmer la première, on est reparti pour quatre à cinq jours. Le temps est long, c’est très compliqué. J’espère qu’il ne faudra pas tenir encore cinq jours", a-t-il exprimé au micro de RTL. 

Pour l'heure, les consignes restent strictes : ne pas boire l’eau du robinet tant que l’origine de l'épidémie n’a pas été formellement identifiée.

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