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"400 km dans l'espace aujourd’hui, c’est comme un Paris-Lyon" : l'astronaute Sophie Adenot se confie sur RTL avant son grand départ pour l'ISS

Sophie Adenot s’envole ce mercredi 11 février pour la Station spatiale internationale. Invitée de "Face à Fogiel" quelques jours avant le lancement, elle se confie sur sa préparation, les expériences scientifiques qu’elle mènera à bord de la Station spatiale internationale et la vie quotidienne à 400 kilomètres d'altitude.

Sophie Adenot

Crédit : Ina FASSBENDER / AFP

"400 km dans l'espace aujourd'hui, c'est comme un Paris-Lyon" : l'astronaute Sophie Adenot se confie sur RTL avant son grand départ pour l'ISS

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Marc-Olivier Fogiel - édité par Corentin Alloune

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Une expérience unique. Sélectionnée parmi plus de 22.000 candidats en 2022, la Française Sophie Adenot s’envolera pour la Station spatiale internationale (ISS) ce mercredi 11 février, une date confirmée par la NASA le 6 février dernier, après un report du vol initial. 

L'astronaute française va former le "Crew-12" qui s'envolera depuis Cap Canaveral avec les Américains Jessica Meir et Jack Hathaway et le Russe Andreï Fediaïev. Ils rejoindront l'"Expédition 74", dont trois membres sont là depuis fin novembre: les Russes Sergueï Koud-Svertchkov et Sergueï Mikaïev, et l'Américain Christopher Williams. Ceux-ci sont seuls à bord depuis un mois et le retour anticipé inédit du Crew-11 pour raisons médicales.

Sophie Adenot deviendra ainsi la deuxième Française à se rendre dans l’espace depuis Claudie Haigneré en 1996. Elle sera accompagnée de deux astronautes américains et d’un cosmonaute russe.

Des expériences scientifiques aux retombées concrètes

À quelques jours de son premier voyage dans l’espace, Sophie Adenot n'est pas déconcentrée mais ne montre pas de signes d'anxiété. "Je suis sereine, parce que l’entraînement est très bien fait. Depuis trois ans, on s’entraîne à toutes les possibilités, tout ce qui pourrait se passer. Ça nous permet de tous être très sereins en équipage", explique-t-elle. L’entraînement intensif comprend notamment la gestion des situations d’urgence afin d’assurer la sécurité de la mission.

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L’aventure spatiale sera rythmée par près de 200 expériences scientifiques, allant de la médecine à la recherche fondamentale, en passant par des technologies exploratoires pour de futures missions lunaires. 

"Il y en a une qui va permettre d’apprendre à faire des échographies avec de la réalité augmentée. Plus tard, cette technologie permettra à des opérateurs non qualifiés de faire une échographie grâce à l’intelligence artificielle. Cela aura un impact direct dans les futurs déserts médicaux, et je trouve ça vraiment chouette", se réjouit-elle.

"On est loin, mais connecté"

Mais la vie à bord n’est pas qu’expérience scientifique. Comme dans une maison, l’ISS nécessite un entretien quotidien. "Il y a de petites actions de maintenance à mener. Parfois, il faut faire de la plomberie. L’ISS, c’est un laboratoire volant habité en continu depuis quasiment 25 ans, et il faut l’entretenir", dit-elle. Qualifiée pour les sorties extravéhiculaires, elle espère pouvoir profiter de l’occasion, tout en pilotant le bras robotique pour gérer l’arrivée des cargaisons.

Malgré l’intensité de la mission, la cohabitation avec l’équipage n’inquiète pas l’astronaute. "On s’entraîne ensemble depuis trois ans, donc on se connaît par cœur. Franchement, on a plus l’impression de partir avec nos meilleurs amis qu’autre chose", confie-t-elle. 

Quant à la vie en orbite, elle promet d’être riche en activités : lecture, suivi des expériences, interactions avec les équipes au sol… "400 kilomètres aujourd’hui, c’est comme un Paris-Lyon. On est loin, mais connecté." Enfin, un clin d’œil à la gastronomie française : 10 % des repas à bord seront festifs, grâce à un partenariat avec Anne-Sophie Pic. Un détail qui illustre que, même dans l’espace, certaines traditions terrestres restent essentielles.

Ce départ s’inscrit dans une actualité spatiale chargée. Après plusieurs coups de frein pour la deuxième mission du programme Artemis, la NASA a en effet annoncé, le vendredi 30 janvier, un léger report du lancement d’Artemis II, qui doit marquer le retour d’astronautes en orbite autour de la Lune pour la première fois depuis plus de cinquante ans, et vise désormais une fenêtre de tir en mars.

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