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18 véhicules flashés toutes les 5 minutes : un nouveau radar à 30 km/h fait polémique sur le périphérique parisien

Un radar de chantier a été installé au niveau de la porte de Montreuil à Paris, sur le boulevard périphérique, afin de sanctionner les usagers de la route circulant à plus de 30 km/h.

Le radar mobile temporaire installé sur le boulevard périphérique, au niveau de la porte de Montreuil, piège de nombreux automobilistes roulant à plus de 30km/h.

Crédit : 40 millions d'automobilistes

Alexis Lalemant

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Attention, ça flashe sur le périphérique. Depuis quelques jours, de nombreux usagers du boulevard circulaire parisien se font surprendre par un radar mobile installé au niveau de la porte de Montreuil. 

Dans plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux depuis le début de semaine, on y voit cet imposant bloc blanchâtre installé derrière une palissade en tôle masquant en partie le radar, et qui enchaîne les flashs. La raison ? Une limitation abaissée temporairement à 30km/h, contre 50km/h habituellement, à cause de travaux qui sont effectués sur cet axe. 

Une limitation qui ne laisse que peu de place à l'erreur pour les automobilistes déjà contraints de se limiter à une vitesse abaissée à 50 km/h depuis octobre 2024. Et qui crée la polémique face aux nombre de conducteurs flashés.

L'association 40 millions d'automobilistes s'est ainsi saisie du problème en milieu de semaine, en allant constater sur place le flot incessant d'automobilistes relevés en infraction de vitesse. 

Des centaines de milliers d'euros de PV potentiels

Vidéo à l'appui, le collectif de défense des droits des automobilistes a ainsi recensé 18 véhicules flashés en l'espace d'un peu moins de cinq minutes. 40 millions d'automobilistes a alors calculé les revenus potentiels générés par ce radar de chantier.

Ainsi, cette "estimation théorique" effectuée par l'association révèle qu'avec une amende à 135 euros, "le radar pourrait ainsi générer théoriquement 752.516 euros par jour et 274.668.340 euros par an", le tout grâce à près de 5.574 amendes journalières.

"Bien évidemment, cette extrapolation repose sur une observation ponctuelle de 4 minutes et 39 secondes et ne constitue pas une estimation officielle des recettes du dispositif", rappelle l'association. 

Face à ce radar intransigeant, avec la possibilité pour un conducteur d'être flashé à partir de 32km/h (environ 35km/h affichés au compteur), l'association demande à la Délégation à la sécurité routière (DSR) de retirer le radar, et même d'annuler les PV issus de ce dispositif.

Contactée, la direction interministérielle à la sécurité routière, qui intervient notamment en tant que prestataire pour la mise en place du radar, n'a pour le moment pas souhaité commenter la demande émanant de 40 millions d'automobilistes. La préfecture et la mairie de Paris n'ont, à ce stade, pas répondu à nos sollicitations. 

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