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Le constructeur Nissan s'apprête à supprimer plus de 10.000 postes

Selon les médias japonais, le constructeur Nissan devrait annoncer jeudi des mesures drastiques pour redresser ses comptes.

Le siège du constructeur automobile Nissan, au Japon
Le siège du constructeur automobile Nissan, au Japon Crédit : Behrouz MEHRI / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Une suppression de plus de 10.000 postes. Voilà ce que s'apprête à annoncer jeudi 25 juillet le constructeur automobile Nissan, selon plusieurs médias japonais. Si une porte-parole de l'enseigne n'a pas souhaité "commenter les spéculations", d'après l'agence de presse Kyodo et des grands journaux, l'annonce tombera jeudi, à l'occasion de la publication par le constructeur de ses résultats trimestriels, qui devraient être très médiocres.


Après une dégringolade de son bénéfice net de 57% en 2018/2019, Nissan devrait voir son bénéfice d'exploitation s'effondrer de 90% au premier trimestre 2019. En mai, le patron de Nissan, Hiroto Saikama avait évoqué des réformes douloureuses et 4.800 postes en péril. Viendraient donc s'ajouter 5.200 postes selon Kyodo, qui pourraient concerner des sites en Amérique du Sud et dans d'autres régions où la rentabilité de Nissan est faible.

Dans un groupe de 139.000 employés, c'est donc au total, 7% des effectifs qui seront supprimés.

Le fantôme de Carlos Ghosn

Longtemps force de l'alliance avec le français Renault, Nissan s'est retrouvé acculé par la stratégie d'expansion menée par Carlos Ghosn, l'ancien PDG de l'alliance. Le groupe, poursuit-il, se trouve en "surcapacité" en raison des ambitions passées de M. Ghosn, obnubilé par la première place mondiale, explique Tatsuo Yoshida, analyste automobile chez Sawakami Asset Management.

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Nissan semble aujourd'hui à bout de souffle. La firme subit un net recul des ventes de ses voitures aux États-Unis et en Europe, sans compter l'impact sur son image de l'affaire Ghosn elle-même. Limogé en novembre de la présidence après son arrestation pour des malversations présumées, l'ancien PDG de l'alliance a depuis été inculpé à quatre reprises par la justice japonaise.

Le leadership de Hiroto Saikama est également remis en cause. Celui-ci est contesté par les actionnaires et peu soutenu en interne du fait de son ancienne proximité avec Carlos Ghosn.

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