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Faux sites administratifs : comment éviter les arnaques ?

ÉCLAIRAGE - Le préjudice causé par ces escroqueries est évalué à "au moins 150 millions d'euros" par an, d'après le ministère de l'Économie et des Finances.

Une carte bancaire (illustration)
Une carte bancaire (illustration) Crédit : DENIS CHARLET / AFP
Camille Schmitt
Camille Schmitt
Journaliste

Plus d'un million de Français se font piéger tous les ans. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) alerte sur les faux sites administratifs, et lance ce lundi 17 septembre une campagne de sensibilisation. 

Qu'il s'agisse de la demande d'un extrait de naissance ou d'un casier judiciaire, la plupart des services administratifs sont gratuits. Pourtant, de nombreux sites, imitant les sites officiels, proposent de répondre à votre demande, moyennant une somme plus ou moins élevée. Ces sites peuvent être légaux sous certaines conditions, mais gare aux arnaques !


Le ministère de l'Économie et des Finances évalue ainsi à "au moins 150 millions d'euros" le préjudice causé tous les ans par ces sites. Pourtant en 2017, seulement 300 plaintes ont été déposées. 

1. Aller uniquement sur les sites qui se terminent par ".gouv.fr" ou ".fr"

Les faux sites peuvent prendre les apparences d'un site officiel, avec le drapeau bleu-blanc-rouge ou la Marianne en haut du site. Pour ne pas se laisser avoir, vérifier l'adresse URL du site consulté : un site officiel ne se terminera jamais par ".org" ou ".com". 

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Les vrais sites administratifs ne se terminent que par ".fr" ou ".gouv.fr". Cependant, un site ne se terminant par ".fr" n'est pas une garantie. En cas de doutes, rendez-vous sur le site service-public.fr, qui référence tous les sites administratifs officiels. 

2. Attention aux prestations payantes

Certains sites sont autorisés à proposer des prestations payantes, mais sous certaines conditions. Ces sites ne doivent pas prendre l'apparence d'un site officiel, ont l'obligation d'informer le consommateur des frais impliqués, et les documents demandés doivent arriver directement auprès de l'usager. 

Un piège concerne notamment ce que la DGCCRF appelle "l'abonnement caché". Certains sites vont au-delà d'un paiement unique de la prestation, et prélève régulièrement de l'argent sur le compte des usagers arnaqués, à leur insu. 

3. Contacter le Centre européen des consommateurs

Le Centre européen des consommateurs recense les sociétés autorisées à proposer ce genre de services. Avant de procéder au paiement, vérifiez si la société à laquelle vous faites appel figure bien sur cette liste.

Si vous avez payé et n'avez reçu aucun des documents demandés, vous avez été victime d'une arnaque. Dans ce cas, contactez le Centre européen des consommateurs en France, en particulier s’ils ont payé une société étrangère, basée dans un autre pays de l'UE, en Islande, ou en Norvège. Informez également votre banque, qui pourra peut-être vous rembourser.

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