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Coronavirus : pourquoi le chômage partiel était indispensable pour l'économie

En place depuis le début de l'épidémie de coronavirus, le chômage partiel a permis de sauver des millions d'emplois.

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Crise économique : pourquoi le chômage partiel était indispensable Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Maeliss Innocenti

Édouard Philippe a été très ferme jeudi 28 mai : oui, on va traquer les entreprises qui ont abusé du chômage partiel. Mais est-ce qu'il y en a beaucoup ? C’est très difficile à prouver mais, selon plusieurs cabinets indépendants et des rapports internes au ministère du Travail cités par Philippe Martinez (le patron de la CGT) sur RTL, on est autour d’un quart d’entreprises qui ont mis leurs salariés au travail partiel et qui leur ont demandé de continuer à travailler chez eux.

Les entreprises qui ont abusé doivent-elles rembourser les salaires payés par l’État pendant deux mois ? En théorie oui. Mais dans les faits, ce sera difficile à prouver sauf si des salariés dénoncent leurs employeurs en prouvant avec des mails qu’on leur a demandé de travailler de chez eux alors qu’ils étaient en chômage partiel. Mais, sincèrement, personne n’y a intérêt.

La plupart des entreprises sortent fragilisées du confinement. La priorité de l’État, c’est d’éviter que les chômeurs partiels ne deviennent des chômeurs tout court. Le dispositif a coûté entre 25 et 40 milliards en tout… Il était volontairement généreux. Il est normal que l’État regarde maintenant d’un peu plus près si certains ont abusé du système. C’est aussi une bonne façon de justifier la fin de l’État providence.

L'heure est à la relance

À partir du 2 juin, le chômage partiel devient moins avantageux. Moins avantageux pour l’entreprise puisque l’État ne compense plus à 100% la partie patronale du salaire. Pour les salariés, ça ne change rien sur ses revenus. Disons que maintenant, la priorité… c’est d’injecter de l’argent pour relancer les secteurs les plus fragilisés par la crise : tourisme, aéronautique, automobile, culture… Il va falloir cibler les aides, cibler aussi les filières et les métiers qu’on a envie de sauvegarder.

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Jusqu’ici, le chômage partiel avait pour vocation de garder les talents et les savoir-faire dans les effectifs des entreprises. Est-ce que ça a fonctionné ? Clairement oui. Le dispositif qui couvrait tous les salariés jusqu’à 4,5 SMIC a été un airbag coûteux mais ça nous permet de conserver les talents notamment dans l’industrie. Il est très difficile de mesurer la violence du choc économique qu’on est en train de subir.

Jeudi, on a appris qu’il y avait eu 843.000 chômeurs de plus en avril… Il s’agissait surtout de ceux qui travaillaient quelques heures par mois et qui ont vu leurs contrats d’aide à domicile ou d’intérimaires s’arrêter net. Quand on regarde la dernière période noire au niveau emplois qu’on a connue, 2012-2017… quand François Hollande attendait le retournement de la courbe du chômage, on avait enregistré 585.000 demandeurs d’emplois en plus. 585.000 en 5 ans… 843.000 en un mois…

Si on n’avait pas eu le chômage partiel, on aurait sans doute 8 millions et demi de chômeurs de plus à la fin du confinement, c'était la projection de l’OFCE.

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