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"Vache folle" : un cas "atypique" de la maladie détecté en Suisse

Contrairement à la forme classique, cette forme atypique peut apparaître spontanément et sans rapport avec les farines animales dans les aliments.

Environ 6.000 mètres cube de fourrage sont partis en fumée dans le sinistre (Illustration)
Environ 6.000 mètres cube de fourrage sont partis en fumée dans le sinistre (Illustration)
Crédit : AFP / MYCHELE DANIAU
Jérémy Billault & AFP

Rien à craindre pour la santé humaine. Un cas atypique de d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite "maladie de la vache folle", a été détecté en Suisse, a annoncé jeudi 6 février l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (Osav).

La vache, âgée de 13 ans, a été abattue d'urgence, a indiqué l'Osav dans un communiqué. La carcasse a été incinérée. "L'analyse réalisée a montré qu'il ne s'agissait pas de la forme classique mais de la forme atypique de l'ESB", ont précisé les autorités suisses dans le communiqué.

Contrairement à la forme classique, cette forme atypique peut apparaître spontanément et sans rapport avec les farines animales dans les aliments pour les bêtes.  "Cette forme atypique de l'ESB est sans aucun danger pour la santé humaine", a souligné une porte-parole de l'Osav, interrogée par l'Agence France-Presse. 

Le cas signalé à l'OMS

Ce cas isolé n'a aucune conséquence pour l'exploitation d'origine de la vache, a ajouté l'autorité suisse. Le cas a cependant été signalé à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), basée à Paris, ainsi qu'à l'Union européenne (UE).

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Apparue au Royaume-Uni dans les années 80, l'ESB s'était étendue à de nombreux pays en Europe et dans le monde, et avait suscité de vives inquiétudes chez les consommateurs. Elle avait entraîné une grave crise dans la filière bovine.

L'ESB appartient à la famille des maladies à prions, des maladies neurodégénératives qui existent chez de nombreux autres animaux (tremblante du mouton par exemple) comme chez l'être humain (maladie de Creutzfeldt-Jakob). Les prions, des protéines qui peuvent devenir pathogènes en adoptant une forme anormale, sont différents dans chaque espèce.

En Europe, les mesures sanitaires prises dans les années 1990, telles que l'interdiction des farines animales, la surveillance des contaminations croisées ou la destruction des tissus à risque le plus élevé, ont considérablement ralenti la courbe de l'épizootie.

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