2 min de lecture Social

Santé : "J'avais une infirmière pour 24 lits", confie un cardiologue en hôpital

INVITÉ RTL - Le professeur Jean-Philippe Mazzucotelli tire la sonnette d'alarme concernant les conditions d'accueil des malades, dans un hôpital en manque de personnel, de lits et de moyens.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
>
"J'avais une infirmière pour 24 lits", explique un cardiologue en hôpital Crédit Image : PHILIPPE LOPEZ / AFP | Crédit Média : Julien Sellier | Durée : | Date : La page de l'émission
Julien Sellier
Julien Sellier Journaliste RTL

Le personnel de santé est en colère. Déjà sur le pied de guerre lors de la grève du service public jeudi 22 mars, les hôpitaux tirent la sonnette d'alarme, notamment à Strasbourg où les urgences ce sont mises en grève pour cause de manque de lits, de moyens et d'effectifs. Au point que le personnel de l’hôpital compte saisir la justice pour mise en danger de la vie d'autrui, maltraitance du personnel et favoritisme pour les cliniques privées. 

"Ça fait bientôt deux ans que toutes les équipes ont fait le nécessaire pour faire des économies dans notre structure", explique sur RTL le professeur Jean-Philippe Mazzucotelli chef de service de chirurgie cardiaque. "Mais ça fait deux ans également qu'on explique à notre direction que faire des économies ça ne peut pas être réalisé de manière indéfinie sans mettre en danger la qualité des soins", s'alarme-t-il.

On fonctionne en mode dégradé permanent

Professeur Mazzucotelli
Partager la citation

La situation est telle à Strasbourg que la ligne rouge a été dépassée, selon le médecin. "On fonctionne en mode dégradé permanent. On manque de lits à tel point que les lits de chirurgie sont réquisitionnés pour accueillir les urgences", illustre le professeur Mazzucotelli. Une situation qui aujourd'hui peut mettre en danger la vie des patients. 

À lire aussi
Le président de la CPME, François Asselin, le 25 juillet 2017 social
François Asselin sur RTL : "Des échanges simples et directs" entre leaders syndicaux et patronaux

Selon le Samu, 15.000 patients ont passé une nuit sur un brancard depuis le début de l'année en France, deux sont décédés. Des drames que redoute le docteur Mazzucotelli à Strasbourg : "Aujourd'hui, c'est tellement dégradé que le risque est présent. Les équipes se mobilisent, parce que ce sont de vrais professionnels, mais le personnel est fatigué, à bout". 

Et le docteur d'illustrer la situation : "La semaine dernière, j'avais une infirmière pour 24 lits, pour des patients opérés du cœur". Il compte sur le dialogue avec le ministère et Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, afin que les réformes soient faites. Il pointe notamment l'incohérence de demander des économies à l'hôpital, pendant que des subventions sont accordées aux cliniques privées. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Social Hôpitaux Strasbourg
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7792787486
Santé : "J'avais une infirmière pour 24 lits", confie un cardiologue en hôpital
Santé : "J'avais une infirmière pour 24 lits", confie un cardiologue en hôpital
INVITÉ RTL - Le professeur Jean-Philippe Mazzucotelli tire la sonnette d'alarme concernant les conditions d'accueil des malades, dans un hôpital en manque de personnel, de lits et de moyens.
https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/sante-j-avais-une-infirmiere-pour-24-lits-confie-un-cardiologue-en-hopital-7792787486
2018-03-27 08:11:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/ZuA8CCpXWpH9Gd82vXkytw/330v220-2/online/image/2017/1229/7791627190_une-femme-entre-aux-urgences-de-l-hopital-cochin-illustration.jpg