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Michel Cymes : pourquoi sport et médicaments ne font pas toujours bon ménage

Michel Cymes s’intéresse à l’ordonnance des sportifs. Il arrive qu’elle pose problème, car les médicaments ont des effets secondaires et agissent sur l'organisme.

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Le sport et les médicaments ne font pas bon ménage Crédit Image : Raul ARBOLEDA / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Michel Cymes édité par Benjamin Hue

Dans l’absolu, il n’y a pas de contre-indication à faire du sport quand on est sous traitement.  Néanmoins, il n’est pas interdit de rester vigilant. Pourquoi ? Parce qu’un médicament, il suffit de lire la notice pour en être convaincu, ça a des effets secondaires : troubles de l’équilibre, vertiges, perte de vigilance. Ça n’est pas systématique mais ça existe.

Et par ailleurs, un médicament, ça agit sur certains de nos organes. Or le fait de faire du sport influe sur notre métabolisme. Et il peut y avoir ce que j’appellerai "carambolage" entre, d’une part, les effets du médicament et, d’autre part, les effets du sport. Les effets secondaires, par exemple, peuvent être aggravés.

Certains sports ne sont pas compatibles avec certains traitements. Disons qu’a minima, je vous demande d’en avoir conscience si vous bougez. Prenez certains sirops contre la toux. Ils contiennent de la codéine. Risques potentiels : constipation, troubles de l’équilibre, somnolence. Avouez que si vous faites du vélo, il peut y avoir maldonne.

Les associations à éviter

D’une manière générale, tout ce qui est somnifères, antidépresseurs, antihistaminiques, hypotenseurs, tout ça agit sur votre vigilance. Donc il vaut mieux passer son tour si vous êtes cycliste ou, mieux, si vous faites de l’escalade. La pratique de ce sport, en salle et a fortiori en plein air, s’accommode mal de tout ce que je viens de citer. Après, il y a d’autres médicaments comme les anticoagulants et les bêtabloquants, avec lesquels il vaut mieux ne pas tenter le diable.

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Alors on va reprendre tout ça dans l’ordre. D'abord les anticoagulants. Ils posent problème si on se blesse et qu’on saigne. Ils sont déconseillés si l'on souhaite pratiquer le foot, le rugby, la boxe, le judo... Avec ces sports, on est rarement à l’abri d’une plaie qui se met à saigner. Si vous prenez des anticoagulants, par définition, le sang n’arrêtera pas de couler, il ne coagulera pas.

Mais il y a plus sournois : l’hématome. Il se forme d’autant plus facilement que vous prenez des anticoagulants. Et un hématome, c’est quoi ? C’est quoi, sinon un saignement interne qui, si les choses sont graves, peut tourner à l’hémorragie. J’ajoute que ces sports, physiquement exigeants et qui demandent de l’engagement, ne font pas bon ménage non plus avec les corticoïdes.

Les corticoïdes (que l'on prend parfois pendant des années pour traiter certaines maladies ostéo-articulaires, pour ne prendre qu’un exemple) ont ceci de particulier qu’ils fragilisent les os.  Donc si les corticoïdes vont partie de votre vie, faites-leur découvrir la natation ou le yoga plutôt que les sports à impact.

Vient enfin la question des bêtabloquants. Ces médicaments limitent la dilatation des vaisseaux et l’augmentation du rythme cardiaque. Ils figurent sur les ordonnances des patients qui souffrent de tension artérielle, d’insuffisance ou d’arythmie cardiaque. Là encore, ce sont des exemples… Conséquence potentielle avec la prise de bêtabloquants : on se sent étourdi et on s’essouffle au moindre effort. Donc on évitera la course à pieds. 

Parlez-en à votre médecin

Deux conseils pour finir. D’abord, toujours parler du sportif que vous êtes quand vous allez voir le médecin. S’il y a incompatibilité entre votre passion et votre ordonnance, il vous le dira. Ensuite, faire du sport le matin et en fin d’après-midi plutôt que l'après-midi et le soir. Parce que le matin et la fin d’après-midi, ce sont les 2 moments où l’on est le plus vigilant. Et ça, c’est valable pour tout le monde, traitement ou pas traitement.

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