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Hauts-de-Seine : le tout premier bébé né par MIV a vu le jour cet été

C'est une prouesse française : le 6 juillet dernier, Jules, 3 kilos pour 49 cm, est le premier bébé via une MIV, maturation d'ovocytes in vitro.

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Hauts-de-Seine : le tout premier bébé né par MIV a vu le jour cet été Crédit Image : DIDIER PALLAGES / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Léa Stassinet

Cocorico, c'est une avancée made in France. Le tout premier bébé né par MIV, pour maturation d'ovocytes in vitro, a vu le jour en France. Alors, dis comme cela, ça a l'air très compliqué, mais finalement cela se révèle assez simple.

Ce bébé c'est Jules, 3 kilos pour 49 cm, né à Paris le 6 juillet dernier. Il y a 6 ans, sa maman Claudy, qui a à l'époque 29 ans, découvre qu'elle a un cancer du sein. Vu son âge, et comme l'exige le protocole, les médecins lui proposent alors de préserver sa fertilité avant de débuter la chimiothérapie. Problème : son cancer est hormonodépendant. Impossible donc d'autoriser une stimulation ovarienne comme on le fait habituellement, cela risquerait d'aggraver son cancer.

Le professeur Grynberg, qui était d'ailleurs invité mercredi 25 septembre sur RTL, lui propose alors une autre option : la maturation ovocytaire in vitro. Il s'agit de prélever des ovocytes immatures et de les rendre aptes à la fécondation en les cultivant en laboratoire.

Je me suis dit que ça ne coûtait rien d'essayer

La maman Claudy
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La technique, qui est déjà proposée à certaines patientes atteinte d'un syndrome des ovaires polykystiques, ne fait pas l'unanimité pour les cas de cancer, mais qu'importe : à  29 ans, Claudy n'est alors en couple que depuis quelques mois, et elle ne pense pas encore à avoir des enfants mais elle se lance.

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"Je me suis dit que ça ne coûtait rien d'essayer, de toute façon il n'y avait pas d'autres solution", raconte-t-elle dans le magazine Rose. Le prélèvement est programmé quelques jours plus tard. Puis vient la chimiothérapie, pendant presqu'un an. Entre-temps, Claudy se marie et très vite, le couple pense à faire un bébé.

Les médecins lui conseillent d'attendre entre 3 et 5 ans. "Au bout de 3 ans", poursuit elle, "on se sentait prêt". Oui mais voilà, ça ne fonctionne pas. Après 2 ans d'essais, la jeune femme ne parvient toujours pas à tomber enceinte. Elle retourne alors voir le professeur Grynberg.

Bientôt un 3e bébé né par MIV

Ses ovocytes sont bien toujours là, "tout beau tout neuf" dit-elle, et pour cause, ils n'ont pas connu la chimio. Ils attendent juste d’être décongelés. Ce sera chose faite. Jules verra le jour un peu plus de 9 mois plus tard.

Depuis, un 2e bébé est né, toujours à l'hôpital Béclère de Clamart, et un 3e est attendu pour le mois de novembre. Un formidable espoir pour des milliers de femmes. Chaque année en France, ce sont 50.000 nouveaux cas de cancer du sein hormonodépendant qui sont diagnostiqués, rappelle le magazine Rose, soit 8 cancers sur 10.

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